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| Aménagement & Mobilier |
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| La tendance à l’optimisation des espaces dans les immeubles de bureau ne doit pas porter atteinte aux conditions de travail des collaborateurs. La cloison mi-hauteur amovible vitrée représente à ce titre un outil précieux. Elle permet d’allier flexibilité, esthétisme, confort et performances techniques pour aménager au mieux l’open space. Spécialement adaptée à ce type d’agencement désormais largement répandu au sein des entreprises, cette cloison répond aux exigences des prescripteurs en matière de mobilité et permet notamment l’intégration de stores, de caissons de rangement et de système d’éclairage.
Les immeubles de bureau deviennent des outils de travail performants. Ils sont modulables et modifiables en quelques heures. De plus, ils tendent maintenant à être respectueux de leur environnement. La chasse au gaspi et le confort des salariés passent par des innovations techniques prises en compte de plus en plus tôt dans l’aménagement des espaces et dès la conception des immeubles.
Les modalités du travail tertiaire sont en cours de redéfinition. On tend de plus en plus vers : Le lieu unique avec des salariés itinérants, avec les télé travailleurs et les nomades ; L’unité de temps, avec les horaires décalés, résultante des R.T.T. et des lois sociales ; Les interdépendances d’action dans un objectif commun, puisque les salariés deviennent tous de plus en plus indépendants dans un travail donné. De ce fait, l’aménagement d’espaces de travail se recentre sur des plates-formes d’échanges avec de très petits lieux de travail individuels et s’oriente vers des espaces modulables en fonction des typologies de fonctionnement d’unités de travail : groupes de projet, administratifs et sédentaires, nomades.
L’ACTIVITÉ L’aménagement de locaux de travail pour l’entreprise est l’un des domaines qui requièrent le plus de compétences diverses. Il nécessite un grand nombre de prestataires, qui interviendront à différents moments de la chaîne de l’aménagement. Depuis l’innervation courant faible des locaux jusqu’à l’achat et la mise en place du mobilier de bureau, c’est toute une cascade d’intervenants que le responsable des services généraux devra apprendre à coordonner pour réaliser son opération dans les délais et dans le budget.
L’aménagement des locaux de bureaux représente toute la phase de l’après construction ou de l’après réhabilitation.
L’aménagement permet d’organiser l’espace en fonction des personnes qui l’habiteront. On trouvera ainsi des entreprises dites de second œuvre (informatique, téléphone, sols, murs, plafonds, cloisons, éclairage…) ainsi que des entreprises fournissant Du matériels (bureautique, téléphonie, mobilier, espaces verts…).
Celui qui commande les travaux visant à l’aménagement de ses bureaux devient maître d’ouvrage. C’est-à-dire, au plan juridique, le donneur d’ordre, le signataire du marché et surtout le payeur des travaux. L’aménagement des Locaux de bureaux est un acte important : Il est fortement conseillé de toujours prévoir une consultation du CHSCT et de la médecine du travail et /ou une information du personnel dans le but de limiter les possibles modifications d’après emménagement liées aux insatisfactions. L’aménagement est à la fois un enjeu économique important, un enjeu fonctionnel évident, (puisque le traitement des espaces de travail conditionne en partie la performance des personnes qui l’habitent,) et un enjeu esthétique : l’image de marque de l’entreprise est en jeu.
LES PRESTATIONS Si le maître d’ouvrage est le personnage clef de l’opération, son alter ego fonctionnel, le maître d’œuvre, est l’acteur professionnel de la réalisation. Le maître d’œuvre est en effet choisi par le maître d’ouvrage. Le maître d’œuvre pourra donc être soit un architecte, soit un ingénieur-conseil, soit un bureau d’études et d’ingénierie, soit encore du personnel spécialisé, salarié du maître d’ouvrage.
Il pourra au titre de sa mission assurer les missions suivantes: - Études d’esquisse, - Études d’avant-projets (AP), d’avant projets sommaires (APS) ou avant projets définitifs (APD), - Études de projet, - Appels d’offre ainsi que leur dépouillement et analyse, - Assistance à la maîtrise d’ouvrage pour passation des contrats de travaux, - Études d’exécution du Projet (EXE), Vérification des études effectuées par les entreprises, - Direction de l’exécution des contrats de travaux, - Ordonnancement, pilotage et coordination du chantier (OPC), - Assistance aux opérations de réception et pendant la période de garantie de parfait achèvement.
Si maître d’ouvrage et maître d’œuvre sont effectivement à la tête du commandement du projet, le tour de table pourra être bien plus vaste.
Ainsi on trouvera
Métiers de coordination • Coordination de sécurité : Tous les chantiers mettant en présence au moins deux entreprises ou travailleurs indépendants doivent bénéficier des services d’un coordinateur de sécurité, à la fois pendant la phase de conception du projet, et pendant la phase de réalisation. Le coordinateur de sécurité assure la coordination des moyens et des mesures destinés à assurer la protection des ouvriers. (Loi 93-141 du 31 Décembre 1993 et Décret du 26 Décembre 1994) • Conducteur d’opération : Sa mission est davantage de nature administrative, financière et technique. Il assure toute la coordination. (Loi 85-704 du 12 Juillet 1985 – Article 6). • Pilote de chantier : Il est responsable sur le chantier du planning, du bon déroulement, de l’ordonnancement et de la coordination des travaux. Le pilote peut être, selon les cas, soit l’architecte, soit un cabinet de programmation, de maîtrise d’œuvre ou d’ingénierie, soit un pilote formé à ce seul métier.
Métiers de Contrôle • Bureau de contrôle : Il a pour mission de contribuer à la prévention des différents aléas techniques qui peuvent survenir lors de la réalisation des ouvrages. (Loi 78-12 du 4 Janvier 1978 sur l’assurance construction) Il intervient sur demande du maître d’ouvrage et donne un avis technique notamment sur la solidité, la conformité des ouvrages ainsi que sur la sécurité des personnes (Code de la construction Article L 111.23). Le bureau de contrôle est lié par contrat au maître d’ouvrage et a une obligation de résultat dans un contrat de service. Sa responsabilité peut être engagée en cas de problème (Code Civil article 1792.1).
Métiers d’ingénierie et de conseils • Cabinet de programmation ou cabinet d’ingénierie : Il prépare les grandes étapes du projet. Il peut être le coordinateur du chantier. Il peut également gérer les appels d’offres et le contrôle des opérations. • Économiste du bâtiment : Il est chargé de toutes les vérifications pouvant avoir un impact favorable sur le coût de l’opération (les métrés, les situations de chantier, l’analyse des offres, etc.). • Space Planner (aménageur d’espace) : Il étudie les flux et les relations de proximité des utilisateurs finaux. On lui demande souvent de définir des concepts d’aménagement, de préparer des plans d’implantation et de cloisonnement, voire de préconiser du mobilier. • Bureau d’études techniques: il s’agit toujours d’un ingénieur (ou d’un cabinet d’ingénieurs) chargé des études techniques de faisabilité et de réalisation dans un projet d’architecture. Le recours à un bureau d’études techniques peut être une garantie supplémentaire de parfaite réalisation. On trouvera des bureaux d’études généralistes, mais également des spécialistes (climatisation, sécurité, courant forts et faibles, bétons…) Ces bureaux d’étude peuvent être conduits à gérer des appels d’offres.
Métiers de second œuvre On trouvera ici toutes les entreprises d’exécution qui interviennent dans des opérations d’aménagement. Attention, les plus structurées d’entre elles possèdent leurs propres ressources en matière de bureau d’études et de plans, et donc, dans les cas de petites opérations, il peut être préférable de les utiliser plutôt que d’avoir recours à une société supplémentaire.
Principales activités de second œuvre : courant fort, courant faible, climatisation, plomberie, sols et murs, faux plafonds et faux planchers, cloisonnement, éclairage, staffeur, serrurerie et stores.
Métiers de l’aménagement et de la décoration • L’architecte : Il conçoit et réalise l’ouvrage. Seuls les architectes DPLG (Diplômés par le Gouvernement) ou DESA (Diplômés de l’Ecole Spéciale d’architecture) ou ENSAI (Diplômés de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries de Strasbourg), sont reconnus. Ils sont inscrits à l’ordre des architectes. • L’architecte d’intérieur : Il met en œuvre les solutions techniques et décoratives à l’intérieur d’un bâtiment. On nomme ainsi ceux qui sont inscrits à l’office Professionnel de qualification des architectes habilités par l’Ordre des Architectes pour reconnaître leur compétence. • Le décorateur : C’est avant tout un conseiller en ameublement et ambiance des locaux. Il pourra apporter une recommandation sur la meilleure manière d’associer à la fois le mobilier, son agencement, les revêtements de sols ou de murs et l’éclairage. • L’aménageur ou l’ensemblier : C’est un commerçant qui propose du mobilier provenant d’un ou plusieurs constructeurs. Il emploie fréquemment des décorateurs.
LES MÉTHODES Espaces de travail • Bureau individuel : 1 personne par bureau. • Bureau partagé fermé : jusqu’à 4 ou 5 personnes cohabitant dans un même espace fermé. • Open space (espace ouvert) : un nombre important de postes de travail sont regroupés dans un espace ouvert. • Espace semi ouvert : compromis entre les formules open space et bureau fermé. Hot desking : free adress (adresse libre) ou just in time (juste à temps) : le personnel n’ayant pas de bureau affecté se voit attribuer un espace lors de sa venue dans l’entreprise. Hotelling (hôtellerie) : comme le Hot desking, mais, dans ce cas, le salarié doit réserver avant sa venue dans l’entreprise.
Surface de travail Il existe des normes d’usage, ci-dessous, dans le calcul des surfaces de travail, mais il n’existe aucun texte légal obligeant le chef d’entreprise : Le mobilier inclus dans les surfaces est compris pour un encombrement d’environ 2 m2. Poste de travail minimal par personne (AFNORX 35 –102) = 9 m2 Par personne bureau collectif de 6 personnes = 10 m2 Pour un travailleur handicapé = 13 à 14 m2
L’ergonomie De plus en plus souvent au cœur des débats, la science de l’ergonomie a fait son entrée dans les entreprises et oblige les aménageurs à un regard encore plus proche du confort de l’être humain. Certains organismes (l’ANACT, l’ANVIE) en font leur cheval de bataille. Voici quelques données à prendre en compte dans un projet d’aménagement ou d’achats de mobilier : 90 % de la population française se situent dans des tailles allant de 1m51 à 1m70 pour les femmes et de 1m70 à 1m81 pour les hommes.
Revêtements de sol Les revêtements de sol ne représentent que 3 à 4 % du coût global de la construction. Néanmoins, ils sont importants, étant responsables de l’impression de confort donnée par un local. Ils sont un des vecteurs de l’image de marque, et de leur choix dépend la prestation nettoyage qui sera mise en place.
Quelle que soit la nature du revêtement il faut s’assurer : - De la sûreté à la marche (revêtements d’escaliers ou pièces humides par exemple). - De la sécurité incendie (réaction au feu ; émanations toxiques...). - De la durabilité. - De la résistance à l’usure ou à l’usage. - De la résistance au poinçonnement exercé par le mobilier.,, - Du comportement à l’eau. - Des conditions d’entretien. - Du confort acoustique assuré par la préparation du sol. - Du confort thermique. - Du confort esthétique. - De la non accumulation de charges électrostatiques. - De la tenue à la cigarette. - De la planéité générale.
Ainsi, selon les lieux, les matériaux seront choisis selon le tableau ci-dessous :
Choix des matériaux selon les lieux Bureaux............................U3P3 Salles de réunion...........U3P3 Circulations......................U3P3 Bureaux avec sièges à roulettes...........................U3P3 Salle informatique..........U3P3 Local technique..............U4P3 Hall réception.................U4P3 Restaurant ste............... U4P3 Sanitaires........................U4P3
Cloisons • Cloisons maçonnées : cloisons traditionnelles en briques plâtrières ou en carreaux de plâtre. Utilisées surtout pour les salles informatiques car elles ont un effet coupe-feu. • Cloisons semi-industrialisées : constituées d’éléments préfabriqués en usine. • Cloisons industrialisées : composées d’éléments modulaires préfabriqués en atelier, livrées prêtes à poser. • Cloisons lourdes : cloisons dont la masse au m2 est supérieure à 30 kg environ. • Cloisons légères : cloisons dont la masse au m2 est inférieure à 30 kg environ. Cloisons pleines : cloisons dont la structure est constituée d’un matériau homogène sans vide. • Cloisons creuses : leur structure présente des évidements (panneaux constituant les deux faces de la cloison). • Cloisons fixes : en principe destinées à rester en place (cloisons à carreaux de plâtre ou briques). • Cloisons démontables : sont employées pour les locaux où les modifications d’implantation des cloisons sont très nombreuses. • Cloisons amovibles : cloisons dont les éléments peuvent être démontés et montés, à nouveau, sans aucune dégradation tant pour la cloison elle même que pour l’environnement. • Cloisons mobiles : cloisons dont les éléments se déplacent dans un système fixe solidaire de la structure du bâtiment. • Cloisonnettes : cloisons ne rejoignant pas le plafond – En principe, la cloisonnette mesure 1m80 de hauteur. • Claustras : cloisonnettes constituées d’un maillage de bois ajourés. • Cloisons placards : cloisons constituées de placards toute hauteur. • Cloisons monoblocs : constituées de panneaux dont l’ossature et les panneaux forment un ensemble monobloc. • Cloisons bi-blocs : cloisons constituées de deux éléments monoblocs assemblés ensuite sur le chantier. • Cloisons à ossature : permettent de réaliser des cloisons fixes, démontables ou amovibles. L’ossature est d’abord posée, puis les panneaux. • Cloisons vitrées : il existe plusieurs types de verres utilisables qui vont du verre clair au vitrage feuilleté.
Éclairage Il existe un cadre légal pour les notions d’éclairage dans les locaux de travail dont les principes les plus importants sont : - Sauf dans les cas où la nature technique des activités s’y oppose, « Les bâtiments doivent être conçus et disposés de manière à ce que la lumière naturelle puisse être utilisée pour l’éclairage de locaux destinés à être affectés au travail » (article R 235-2 Code du Travail). - Hauteur d’allège (partie basse sous la fenêtre) non supérieure à 1 m (sauf indication précise sur les postures de travail)
Principaux repères pour l’installation du mobilier Zone d’atteinte optimale en position assise 35 / 45 cm à 65 cm au maximum. Hauteur d’atteinte optimale en position assise 55 à 65 cm. Zone d’atteinte optimale en fauteuil roulant 40 à 60 cm au maximum. Zone d’atteinte maximale en position debout 1,70 à 1,90 m maximum. Plan de travail dimensions optimales 80 à 90 cm de profondeur et 140 à 160 cm de longueur avec des piétements d’un dégagement minimum de 45 cm en profondeur et 70 cm au niveau des pieds. Armoires dimensions optimales Hauteur de 150 à 190 cm maximum avec une zone de consultation d’au moins 90 cm jusqu’à 120 cm. Sièges (optimisation) Piétement à 5 branches – Assise pivotante – Dossier inclinable – soutien lombaire – bords arrondis – Réglage d’assises de 40 à 52 cm – Réglage de dossier de 7 à 10 cm – Dimensions d’assise de 37 à 40 cm en profondeur et de 38 à 40 cm en largeur. Le siège doit avoir une zone de recul de 80 à 120 cm minimale. Espace de circulation pour un fauteuil roulant 140 à 160 cm avec un espace de rotation de 160 cm. Pentes admises 5% à 10 m – 8 % à 2 m. Hauteur sous plafond Norme AFNOR X 35-102 2,80 m Intensité sonore admissible 40 db pour un bureau individuel et 50 db pour un bureau collectif.
Niveaux d’éclairement minimal recommandés par l’Association Française de l’éclairage par locaux types : (Le Lux est une unité d’éclairement) - Équivalant à l’éclairement d’une surface qui reçoit normalement, d’une manière uniformément répartie, un flux lumineux de 1 Lumen par m2. Il se mesure à l’aide d’un appareil nommé Luxmètre.
Acoustique On mesure le taux d’acoustique en Décibels (db). L’arrêté du 20 Août 1985 donne des indications par type de locaux des niveaux sonores admissibles. Une bonne acoustique peut se définir comme un environnement sonore adapté à l’activité pratiquée dans un lieu.
Mobilier Le mobilier devrait, aujourd’hui, être acheté en utilisant des méthodes éprouvées de recherche de mieux-être, de sécurité et de santé des personnes : l’ergonomie. Ce principe prend également en compte les ambiances acoustiques, thermiques, l’éclairage et les couleurs.
Un seul « système « pour toute l’entreprise permet : - de minimiser le nombre de composants pour alléger le stock. - d’inter-changer les composants pour créer de nouvelles configurations et personnaliser chaque fonction de l’entreprise.
Un système doit pouvoir s’adapter avec un coût minimum au rythme du changement de l’entreprise. Seules certaines finitions et certains plans complémentaires détermineront le rang si besoin.
Les sièges : ont une grande importance et leur choix doit être fait très soigneusement en fonction de leur usage spécifique de la morphologie de chacun et des problèmes de dos éventuels.
LE DÉVELOPPEMENT DURABLE L’aménagement des lieux de travail et le positionnement du collaborateur au centre de la réflexion qui en découle est synonyme de développement social.
• L’éco-conception C’est une notion assez récente, mais qui marque l’intérêt de privilégier les collaborateurs dans ses comportements, ses habitudes afin d’optimiser et d’adapter l’aménagement de l’espace. Un comité de pilotage de 4 à 5 personnes volontaires et reconnus pour leurs qualités de communication associé à un cabinet d’aménagement jouera un rôle fondamental sur les enjeux de qualité de vie au travail : - la fonctionnalité des espaces de service, - le nombre de salle de réunion, - le choix des matériaux et les couleurs dans l’esprit du développement durable, - les services associés à la notion d’accueil. La taille de l’entreprise n’est pas un critère de bien-être au travail, seule la volonté des dirigeants permet d’y arriver.
• Stratégie d’entreprise Le concept de « développement durable », notamment avec la démarche HQE qui associe la qualité de vie au travail, devient stratégique. Il permet de définir de nouveaux modes de fonctionnement au sein de l’entreprise. Les cibles à atteindre : - éliminer le gaspillage, - utiliser les énergies renouvelables, - éliminer toute forme de pollution, - développer la production respectueuse de l’environnement, - optimiser les transports de personnes, - transmettre les principes du développement durable aux parties intéressées.
En cas d’absence de certification, l’acheteur désireux de sélectionner un fournisseur respectueux de l’environnement devra alors procéder, lui-même, à l’évaluation du fabricant à l’aide d’un questionnaire technique détaillé :
Pour tous matériaux : Limitation de la consommation spécifique d’énergie pour la fabrication des matériaux, entrant dans la composition des mobiliers.
Pour le bois : Certification que les bois utilisés sont labellisés PEFC OU FSC et ne figurent pas sur la liste des essences interdites à l’exploitation par des accords internationaux ou par des lois locales. Certification en classe E1 de tous les panneaux contenant du formol. Pour les panneaux agglomérés à l’aide de PMDI absence de dégagement de monomère MDI.
Pour les pièces plastiques : marquage de toutes les pièces de plus de 50 grammes “recyclage”.
Pour les mousses : Le CFC ne doit pas avoir été utilisé pour leur fabrication . Pour les peintures et finitions : Ne pas contenir de cadmium, de plomb, de chrome VI, de mercure et d’arsenic. Les ateliers d’application doivent être exploités en conformité avec les arrêtés et les rejets strictement contrôlés .
Pour l’aptitude à l’usage : Fourniture d’une notice d’emploi et d’entretien du mobilier. Engagement de livraison de pièces fonctionnelles de remplacement pendant cinq ans.
Pour l’élimination des déchets : Tous les déchets dangereux (surtout ceux liés aux opérations de finitions et de collage) doivent être traités dans des installations autorisées.
Pour l’emballage et le transport : Optimisation de l’encombrement et des emballages lors du transport. Les matériaux doivent être facilement recyclables ou issus de ressources renouvelables (tolérance pour les emballages multi- rotations)
Pour la valorisation en fin de vie : Possibilité de séparation de tous les éléments pesant plus de 50 grammes et information à l’utilisateur du lieu le plus propice à sa valorisation (déchetteries, filière de réemploi…).
Repères Rénovation légère d’un m2 de bureau = 300 € à 500 € comprenant peinture, moquette, câblage, éclairage, un peu d’électricité, éventuellement décoration légère). Rénovation lourde : 700 € à 1 100 € (rajouter à ce qui précède : Electricité, climatisation, faux plancher et plafond, sanitaire, décoration, sécurité). Coût moyen d’un poste de travail comprenant un bureau avec un caisson ,un fauteuil et une armoire (80 à 120 de large) = 1 500 € à 2 000 €. Coût moyen d’un cloisonnement amovible (portes et vitres inclues) : 80 € à 150 €/m2 au sol. Coût moyen d’un câblage catégorie 6 : 310 € à 400 € par poste de travail ou 50 € à 75 €/m2. Électricité (prise et éclairage) : 100 € à 130 €/m2. Sols (moquette en dalle) : 40 € à 60 €/m2. Climatisation : 190 € à 245 €/poste de travail. Coût des honoraires d’un architecte : entre 8 et 10 % du montant total des travaux prévisionnels. Coût des honoraires d’un pilote de chantier : 4 à 6 % du montant total des travaux prévisionnels. Coût des honoraires d’un bureau d’études techniques : 8 à 10 % du montant total des travaux prévisionnels. Coût de la réalisation d’une salle informatique: 2 700 €/m2.
Repères • Être l’auteur ou être participant actif du cahier des charges dès l’origine. • Impliquer et obtenir l’aval des instances représentatives (CE, DP, CHSCT, …). • Apporter aux débats des spécialistes l’œil de l’exploitant et la maîtrise du budget. • Prévoir des devis de prestations non demandées à l’origine pour ne pas avoir de mauvaises surprises le cas échéant. • Organiser des tables rondes, s’entourer des avis et des conseils des interlocuteurs concernés en utilisant leurs compétences d’utilisation ou d’usage (exemple salle informatique, salles de conférence…). • Examiner certains détails avant la réalisation (sécurité, vitrerie, climatisation, locaux techniques et de rangement, vestiaire, accueil livraisons, etc…). • Prévoir l’avenir (capacité de l’autocommutateur, vidéo, conférence …). • Penser aux coûts d’exploitation. • Prévoir dès l’origine l’entretien et la maintenance. • Voir les matériaux, les tester. | |
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