| La concurrence est particulièrement rude dans ce secteur entraînant de régulière baisse des prix. Ces baisses entraînent naturellement une qualité d’entretien également à la baisse, ce qui se traduit par une critique des utilisateurs. L'achat au moins disant, se répercutant principalement sur le personnel d'encadrement, explique en grande partie cette situation.
Les acteurs du marché devant se développer, ils ont créé massivement, des départements spécialisés (espaces verts, petite maintenance corrective, courrier, reprographie…), donnant naissance à une activité Multiservice, proposée à leur clientèle. Ainsi, la Fédération des Entreprises de Propreté a rajouté à sa dénomination « et Services Associés ». Ainsi, les grands opérateurs (ISS, Groupe Onet, Groupe Samsic, Derichebourg, GSF…) se développent par croissance externe dans le multiservices. Aujourd'hui, ces activités associées pèsent le tiers du CA total des grandes entreprises de nettoyage.
Il est à noter que cet important secteur d’activité se distingue par une solide politique de formation et d’insertion professionnelle : Formation continue en constant progrès ; apprentissage en CFA propreté ; Cursus des lycées professionnels du CAP au BAC en « maintenance et hygiène des locaux » ; lutte contre l’illettrisme.
La révolution dans ce métier (ingrat par nature) est de responsabiliser le personnel des sociétés de nettoyage vis-à-vis d'une démarche de sensibilisation de l’entreprise dans laquelle il intervient sur l’environnement durable et les effets récurrents que l’on peut attendre des processus et produits pour protéger l’environnement. L’intégration d’handicapés dans les sociétés de nettoyage ( soumises au quota d’emploi de 6 %) montre le changement important qui est en train de s’opérer. Les formations développées par les sociétés de nettoyage préparent leurs agents à prendre ces responsabilités et chacune des deux parties (client /fournisseur) y trouveront des bénéfices.
L'ACTIVITÉ
L a propreté est l’un des rares métiers de l’entretien des bâtiments qui n’est que correctif : ce qui a été sali doit être nettoyé. Le résultat est en outre éphémère. Quels que soient les moyens et le temps consacré à la prestation, il faudra recommencer le lendemain. On ne peut pas imaginer une mission plus délicate !
Les objectifs du nettoyage sont aussi multiples qu’importants :
- Pour le confort et la qualité de vie de
nos clients internes ;
- Pour respecter l’hygiène ;
- Pour l’image de marque de l’entreprise ;
- Pour respecter (dans certains cas particuliers) des obligations de production;
- Pour respecter les obligations légales
(code du Travail) du chef d’entreprise.
Les enjeux sont significatifs
Enjeux financiers : avec un coût financier de l’ordre de 15 à 17 € de l'heure ( propreté et enlèvement des déchets), , on peut considérer que le coût par poste de travail d’un nettoyage basique (hors vitrerie, travaux particuliers, approvisionnement des sanitaires, permanence en journée, etc.) est de l’ordre de 360 à 390 € par an.
Enjeux sociaux : même si aujourd’hui la très grande majorité des prestations de nettoyage en entreprise est sous-traitée, le donneur d’ordre conscient et avisé ne s’affranchira pas de sa responsabilité morale. Il aura à vérifier auprès du prestataire que les produits de nettoyage utilisés ne sont pas à base d’éthers de glycol, produits contenant des substances cancérogènes.
Enjeux de bien-être : la notion de propreté est très subjective. Souvent, il y réside des frustrations étrangères à l’état de propreté, mais qui se cristallisent sur cette prestation.
Et c’est facile à comprendre : tout le monde peut avoir un avis sur le nettoyage. Sauf que, l’on refuse à l’entreprise le moindre relâchement et l’on se retranche, le cas échéant, devant « les mauvaises conditions de travail ». Certes, le nettoyage d’un espace où l’on réside est un facteur de bien-être. Il faut cependant y voir un enjeu psychologique évident.
LES PRESTATIONS
Il s’agit pour l’essentiel du nettoyage des bureaux, assorti de contrats complémentaires ou de prestations comprenant entre autres :
- l’enlèvement des ordures ménagères ;
- l’ameublement et la fourniture des sanitaires;
- le nettoyage de la vitrerie ;
- le shampooinage des moquettes ;
- le ponçage et la vitrification des parquets;
- la cristallisation des sols en marbre ou en pierre ;
On peut ajouter à cette liste de compétences des sociétés de nettoyage spécialisées dans :
- Le nettoyage des gaines et conduits d’aération et de ventilation ;
- Le nettoyage des bacs de dégraissage et
des puisards ;
- La location de linge ;
- La location d’uniformes ;
- Le nettoyage des salles blanches (informatiques, laboratoires, etc.) ;
- Le nettoyage des lieux de production
industriels ;
- Le nettoyage des surfaces commerciales;
- Le traitement anti-graffitis, sa prévention, son nettoyage ;
- Le nettoyage des stores, et rideaux ;
- Les travaux de nettoyage en hauteur
faisant appel à du personnel de type « alpiniste » ;
- Les nettoyages de faux plafonds ;
- Les nettoyages de faux planchers ;
- La décontamination après incendie.
Conseil : lorsque l’on doit «faire faire» un ou des métiers de ce type, il faut toujours vérifier le seuil de compétence des entreprises avant de signer le contrat.
LA LEGISLATION
L’article L 122-12 du code du travail stipule (Alinéa 2) : [...] s’il survient une modification dans la situation juridique de l’employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l’entreprise. [...]
Cet article L 122-12 est complété par l’annexe 7 de la convention collective (accord du 29 mars 90). Cette annexe 7 impose à toute entreprise ayant un code APE 87-08, lors d’une succession dans la détention d’un contrat de prestataire pour des travaux effectués dans les mêmes locaux, les règles suivantes : Reprise de 100 % du personnel « ouvrier» effectuant sur le chantier au moins 30 % de son temps total ou du personnel classe IV « agents de maîtrise et techniciens » affecté exclusivement sur le chantier s’il est présent sur le chantier depuis au moins six mois sans être absent depuis plus de quatre mois. Le contrat de travail se poursuit avec maintien de l’ancienneté et de la rémunération globale annuelle (salaires et primes).
R 232-1 à R 232-1-14 – code du Travail : dispositions générales relatives à l’usage et à l’entretien des lieux de travail.
R 232-5 à R 232-5-1-4 du code du Travail : aération, assainissement.
R 237-1 à R 237-28 du code du Travail : prescriptions d’hygiène et de sécurité applicables aux travaux réalisés par une entreprise extérieure dans un établissement.
Décret 92-158 du 20 novembre 1992 : obligation des plans de prévention.
Code de l’environnement ( partie législative) :Livre v, Titre IV, Chapitre 1er Elimination des déchets et récupération des matériaux, articles L.541-1 à 541-50 ;Livre 1er,Titre II, Chapitre IV, Droit d’accès à l’information relative à l’environnement, article L.124-1.
Ce code définit, entre autre, les priorités de gestion des déchets et prévoit la réalisation de plans départementaux et régionaux pour l’élimination des déchets.
Décret n° 92-377 du 1er avril 1992 portant application, pour les déchets résultant de l’abandon des emballages, de la loi n°75-633 du 15 juillet 1975 modifiée( JO du 3/4/92), modifié par le décret n°99-1169 du 21 décembre 1999.
Décret n°94-609 du 13 juillet 1994 portant application de la loi n°75-633 du 15 juillet 1975 modifiée et relatif notamment aux déchets d’emballages dont les détenteurs ne sont pas les ménages.
Loi n°2005-1319 du 26 octobre 2005 portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine de l’environnement, chapitre V transposition de la directive 1999/ 31/CE du conseil du 26/4/1999 concernant la mise en décharge des déchets.
LES MÉTHODES
Les rubriques du cahier des charges dans un appel d’offre pour une prestation de nettoyage d’immeuble de bureaux :
Client : préciser qui est le client, la nature de son métier, la typologie des salariés qui compose son entreprise aide le prestataire à affiner sa réponse. Ainsi, par exemple, il est reconnu que les femmes sont plus sensibles que les hommes aux odeurs et au renforcement de propreté sur les locaux sanitaires.
Mission : c’est ici que la mission confiée à l’entreprise sera définie. Par exemple :
- une prestation de nettoyage d’entretien et d’hygiène des locaux de son siège social ;
- la responsabilité de la conservation en parfait état d’hygiène et de propreté de ses locaux. Le tout assorti ou non de prestations complémentaires spécifiques (cf. paragraphe « Métiers »).
Début de prestation : date de démarrage éventuel de la prestation.
Désignation et description des locaux : cette partie donnera aux soumissionnaires une idée précise du type d’immeuble, de sa densification, du type de mobilier, de la localisation, des contraintes spécifiques à son accès ou à son entretien. Il faudra veiller à ce que soient annexés des plans clairs et détaillés ainsi qu’un état des surfaces mentionnant les types de revêtements à entretenir par locaux.
Définition des besoins : le besoin de l’entreprise peut être exprimé
- soit d’une manière très professionnelle en fournissant une grille de travaux avec leur périodicité (obligation de moyens), mais le risque est d’oublier quelque chose et d’être limitatif,
- soit en demandant à l’entreprise de nettoyage sa vision et son conseil en fonction d’une exigence de résultat. (Obligation de résultat).
Conseil : La Fédération des entreprises de nettoyage a rédigé, en liaison avec l’ARSEG, un livre blanc sur la propreté qui peut aider le donneur d’ordre à opérer un choix entre obligations de moyens et de résultats.
DÉFINITIONS
Les contrats à obligation de moyens consistent pour un prescripteur à déterminer un temps moyen pour effectuer une tâche particulière, à multiplier ce temps moyen par le quantitatif à réaliser puis à additionner le temps total de ces taches.
Ainsi, un temps total est évalué par type d’intervenant, ce temps est converti en
homme/jour. L’entreprise est tenue de mettre en place les moyens ainsi définis à la passation du contrat. Le risque de ce type de contrat réside dans la chute potentielle de la productivité et l’entrée dans un cercle vicieux : productivité en baisse, qualité insuffisante, moyens supplémentaires, baisse de productivité, baisse de qualité...
Ce type de contrat est adapté à des petits sites et/ou des prestations uniformes sans grand changement ni dans l’espace ni dans le temps. C’est cependant encore, et probablement de loin, le type de contrat le plus couramment utilisé aujourd’hui.
Dans un contrat à obligation de résultat, seul le résultat est contractuel. Les moyens nécessaires sont de la responsabilité de l’entreprise de nettoyage. Elle doit mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires à l’obtention du résultat : le quantitatif, le qualitatif, les méthodologies de fonctionnement, les assistances matérielles, les produits utilisés, etc.
Le client demande un service et fixe un niveau de qualité, le prestataire met en oeuvre son savoir- faire pour répondre à la demande. L’entreprise de nettoyage est donc responsable des solutions qu’elle va mettre en oeuvre. Cette responsabilité se transmet aux équipes et même aux hommes et valorise leur travail.
De même l’entreprise de nettoyage est plus autonome, elle peut choisir ses moyens en fonction de son expérience. Enfin, ce schéma facilite les rapports entre le prestataire et le client, le dialogue étant plus fréquent, plus naturel et moins subjectif. Les règles du jeu sont alors simples et les contrôles aisés à mettre en place.
Contrôle de qualité : dans le cas d’un contrat à obligations de résultats, il faudra obligatoirement prévoir le fonctionnement des contrôles qualité (forme, type, périodicité, mode de fonctionnement).
Qu’il s’agisse de visites, de sondages, d’utilisation de matériel de contrôle (bassoumètre, gaze, etc.), tout devra être clair dès le cahier des charges.
Il est déconseillé de laisser le prestataire mettre en oeuvre seul la politique de contrôle de qualité. Il est courant qu’une clause de bonus/malus ou qu’un plan de performances soit appliqué aux obligations de résultats.
Vitrerie : ce poste est souvent examiné à part. Il est conseillé d’être très précis. Les surfaces à nettoyer sont le multiplicateur qui formera la somme à payer. Ne pas se
contenter du nombre de fenêtres, mais s’exprimer en linéaires ou en mètres carrés de surfaces vitrées. Attention, la vitrerie ne concerne pas seulement les fenêtres, mais également, les portes et cloisons vitrées, les skydomes, verrières, etc.
Travaux supplémentaires sur devis : il est recommandé, dès le cahier des charges, de demander aux soumissionnaires des prix ou des valeurs par unité/m2 ou objet pour certaines prestations supplémentaires dont le donneur d’ordres peut avoir besoin dans l’avenir, ce qui évitera des prix disproportionnés par rapport à la réalité.
Exemples :
- shampoing moquette ;
- lustrage des sols plastique ;
- cristallisation des sols pierre ;
- traitement particulier des sols en bois ;
- dépoussiérage des faux plafonds ;
- dépoussiérage des faux planchers ;
- shampoing des sièges en tissu et des
canapés ;
- nettoyage des stores extérieurs.
Désinfection - dératisation -Traitement contre les insectes : vérifier s’il s’agit d’un traitement de base annuel ou de travaux supplémentaires en fonction de la demande.
Fournitures : très souvent, il est demandé à l’entreprise de nettoyage de faire son affaire de la souscription d’un contrat d’approvisionnement des fournitures sanitaires (papier, savon, essuie- mains, etc...). Il est conseillé, en ce cas, de signaler que l’exacte quantification des besoins appartient aux soumissionnaires.
Évacuation des déchets : il faudra donner à l’entreprise les indications précises des contraintes, des horaires et de l’organisation de l’enlèvement des ordures ménagères. Sachez qu’il est également possible, comme pour les fournitures sanitaires de demander à l’entreprise de nettoyage de faire son affaire d’un contrat avec une entreprise spécialisée dans l’enlèvement.
Données générales liées à l’exploitation : seront listées ici, les horaires de travail de l’entreprise, les contraintes de la sécurité du bâtiment, les procédures de prise en compte des clefs, les locaux d’accès réglementés, les problèmes de stationnement des véhicules, l’implantation, le nombre de locaux spécifiques pour l’entreprise de nettoyage – Locaux vestiaires, locaux de stockage, locaux d’étage, douche, etc.
Organisation de la prestation
Les ressources humaines : Il sera demandé aux soumissionnaires d’indiquer la qualification et la formation du personnel par catégorie (encadrement - Exploitation - Exécution), mais également leur définition de fonction, leur effectif, leur tenue.
Les ressources matérielles : Devront, également, être demandé aux entreprises :
- le nombre et le type de matériel utilisé sur site
- éventuellement sa présence sur ou hors site
- le type, la qualité et le prix unitaire des produits de nettoyage utilisés et les méthodes de signalisation des produits au personnel de nettoyage
- la fréquence des renouvellements des fournitures sur site.
L’organisation, le planning : Les entreprises de nettoyage fourniront un
planning de travail déterminant avec précision par zone les périodicités et les actions à effectuer ;
Cadre des réponses à l’appel d’offres : Pour la facilité de dépouillement de l’appel d’offre et la clarté des résultats, les réponses devront êtres formulés sur des bordereaux de prix et de réponses établis par vous-même et joints en annexes. Il peut être précisé que les réponses exprimées sur d’autres supports ne seront pas prises en considération. Ainsi les données obtenues seront vraiment comparables.
Demandez aux entreprises de joindre à leur réponse des documents qui permettront de vous forger un avis :
Dossier de référence de l’entreprise comprenant la plaquette commerciale, les références clients sur des chantiers de taille similaire (avec nom des contacts et numéros de téléphone), le numéro de registre du commerce.
Les soumissionnaires préciseront s’ils sont détenteurs :
- de la marque professionnelle FEP
- d’une norme ISO ou autre.
- Les certificats d’assurance indiquant la nature des assurances et les montants couverts.
Les bases de calcul clairement expliquées de la clause de révision du contrat et les
derniers indices en vigueur des deux dernières années.
Clauses administratives et financières :
- Durée du contrat ;
- Conditions de règlement.
Obligations du prestataire : Le prestataire s’engage à assurer le nettoyage et l’entretien des locaux et installations définis dans le présent cahier des charges. Il s’engage à mettre en place les moyens nécessaires de façon à effectuer sa prestation dans des conditions de qualité irréprochable. Il doit notamment mettre en place un personnel d’encadrement en nombre suffisant.
Le prestataire s’engage à respecter les textes de loi en vigueur sur les conditions de travail de nuit, la sous-traitance d’activités et notamment les articles L124-L125-1- L125-2-L125-3 et L125-12 du code du travail ainsi que les lois relatives aux contrats numéros 75-1334, 92-1442 et 93-122. Le prestataire fournira au client la liste nominative du personnel d’encadrement qui est le seul habilité à recevoir les instructions du client.
Le prestataire recrute, rémunère, emploie et forme sous sa seule responsabilité le personnel nécessaire à l’exécution de la mission.
Le prestataire s’engage à ce que ses prestations soient effectuées de façon tout à fait irréprochable et à ce que ses employés :
- observent une discrétion absolue sur tout ce qui touche à l’entreprise du client tant vis-à-vis du personnel de cette dernière que vis-à-vis de quiconque à l’extérieur.
- respectent la réglementation générale en matière d’hygiène et de sécurité ainsi que les consignes de nettoyages et notamment sur les points suivants :
- les alarmes de sécurité ;
- le travail en hauteur ;
- la stricte utilisation des prises de courant destinées au raccordement des machines de nettoyage ;
- l’interdiction de vider les cendriers dans les corbeilles à papier ;
- l’emploi de serpillière à proximité des conducteurs de prises de courant ;
- une formation sur les règles de la sécurité du travail.
Toutes les précautions devront être prises par le prestataire pour que l’état des meubles, immeubles, aménagements, machines, etc. ne soit pas altéré par les opérations de nettoyage, en particulier par la projection de produit ou par l’utilisation de produits mal adaptés.
Le prestataire s’engage à faire respecter à son personnel les consignes et le règlement intérieur de l’entreprise cliente.
Le prestataire s’engage à mettre à la disposition de son personnel tout le matériel et toutes les fournitures nécessaires à la bonne exécution des travaux. Le prestataire prendra notamment à sa charge les prolongateurs de câbles éventuels.
Le prestataire devra faire son affaire des polices d’assurance à souscrire.
Le prestataire s’engage à assurer sa prestation dans tous les cas et à assurer à son client une prestation minimale dans les cas de force majeure.
Dispositions générales : tout différend découlant du contrat qui n’aurait pu être réglé à l’amiable sera soumis au tribunal de Commerce compétent.
Toute modification au cahier des charges et à ses annexes ne sera réputée valable que constatée par un écrit signé par les deux parties.
LE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Protéger l’environnement, c’est d’abord un état d’esprit, mais c’est aussi la mise en conformité d’une stratégie de développement durable à travers une Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE).
Les entreprises pilotes en la matière développent des stratégies basées sur la politique des « 3R » : Réduire - Réutiliser - Recycler
Ces stratégies concernent aussi bien l’amont (fournisseurs) que l’aval (clients), en plus de l’entreprise. Elles s’appliquent à la fois aux processus et aux produits.
Parmi les domaines concernés, on trouve :
- Réduction des impacts à la source.
- Préservation des ressources naturelles.
- Économies d’énergie.
- Traitement des déchets.
La valorisation des déchets est largement acquise en secteur tertiaire : les toners et encre tiennent le haut du pavé avec un % de 100 % , les piles avec 97 %, les déchets électriques et électroniques avec 93 %, les papiers et cartons avec 82 %, et les matières plastiques avec …51 % seulement.
L’environnement fait partie intégrante de la vie des entreprises :
- L’environnement est un vecteur de communication et un argument concurrentiel.
- Il permet d’améliorer la gestion économique de l’entreprise en contrôlant mieux ses dépenses, d’énergie par exemple.
Lois nationales et directives européennes rendront cette préoccupation de plus en plus présente dans les entreprises.
- Les dirigeants ont déjà engagé l’adaptation de l’outil industriel et doivent intégrer l’environnement dans toutes les étapes de l’activité.
- Les exigences administratives amènent le RSG à s’occuper de plus en plus des problèmes d’effluents, de déchets, de bruit, de visibilité et de voisinage. La législation actuelle oblige les RSG à être plus attentif sur les déchets dangereux que pourraient oublier leurs prestataires( peinture, dalle collée…)
Les sociétés de propreté utilisent maintenant des produits de nettoyage biodégradables Écolabel européeen ou des méthodes respectueuses de l’environnement, citons par ex :
- Le nettoyage à l’eau pure des surfaces verticales ou inclinées comme des vitres.
Ce principe est basé sur l’utilisation d’une eau desionisée ( élimination du carbonate de calcium appelé couramment « tartre »). Cette eau ne contient aucune particule minérale ou organique et le lavage ne nécessite pas d’essuyage. Attention, cette eau doit être utilisée à bon escient car fabriquer une eau pure à un coût.
- Le nettoyage photocatalytique qui est un revêtement auto-nettoyant et dépolluant. Ce principe est une solution durable pour la santé et le bien être de la population et le respect de l’environnement. Il est autonettoyant,destructeur d’odeur,antistatique,anti-bactérien.
- Le nettoyage cryogénique utilise une matière non humide et qui ne laisse aucun résidu. Le CO2 est cette matière. Il est récupéré, filtré et purifié afin de lui donner les caractéristiques spécifiques d’un gaz de qualité alimentaire. Pour le nettoyage cryogénique, on utilise le C02 sous forme solide, à -78,5°C, appelé glace sèche carbonique. Les particules de glace sont nommées « les pellets ». Lors du nettoyage des sols par ex, un effet de souffle se crée lors du passage de l’état solide à l’état gazeux des pellets de C02, ceux ci multipliant leur volume par 700 de façon instantanée. En une fraction de seconde, les impuretés sont pulvérisées à l’état de poussière.
La dimension sociale (RSE) est également source de recherche et d’applications nouvelles . Peuvent être citées comme innovantes la recherche de parité homme/femme dans les équipes , l’intégration des handicapés, et aussi l’étude de l’articulation du temps de travail en heure de journées et non plus dans les heures creuses c’est à dire tôt le matin et tard le soir.
- De nombreuses opérations sensibilisent la population et les consommateurs que nous sommes. Les sujets les plus cités comme préoccupants par les utilisateurs sont les déchets et les nuisances sonores. Bien sûr, suivant l’activité, certains sujets resurgissent tel le traitement des lieux contenant de l’amiante ou la pollution de l’air, principalement dans les grandes villes.
Repères
Tri sélectif des déchets
• C’est un marché qui se développe fortement. Il présente l’avantage d’être fédérateur autour d’un projet commun dans l’entreprise.
• La réussite de la mise en place d’un tri sélectif interne nécessite certaines précautions :
- Communication bien menée et impliquante avant, pendant et après... en permanence,
- Motivation et participation de l’ensemble des acteurs : collaborateurs des services généraux, collaborateurs de l’entreprise et responsables, partenaires et fournisseurs,
- Mesures et analyses des résultats et des dysfonctionnements pour correction.
• Ce type d’action, sur le poste « traitement des déchets », s’il n’apporte pas forcément aujourd’hui des économies substantielles, a l’avantage (outre le fait de répondre à la législation en place ou à venir) de :
- Rationaliser les processus opérationnels et donc d’optimiser les moyens mis en oeuvre.
- Motiver les équipes opérationnelles internes et externes.
- Fédérer l’ensemble de l’entreprise sur un projet porteur.
- Maîtriser à 100 % un domaine jusque-là peu connu, et donc, les coûts qui y sont attachés.
• Certaines sociétés ont réalisé jusqu’à 20 % d’économie sur le traitement de leurs déchets.
- Pour certaines actions spécifiques l’économie constatée peut atteindre 50 %.
- Les coûts de collecte des déchets varient en fonction des quantités, de la situation géographique et de la fréquence des enlèvements.
Tri sélectif
• Il suppose la présence dans chaque bureau d’une seule corbeille compartimentée différenciée par deux couleurs. Une partie sera consacrée aux papiers sans aucun détritus, l’autre sera le réceptacle de tous les déchets.
• Le RSG devra s’appuyer sur une enquête d’opinion, voire sur des engagements fermes... Avant de mettre en place un tri sélectif pour être certain que le projet sera décliné par tous sans exception (attention, le non-respect du tri sélectif entraînerait des coûts supplémentaires facturés par le récupérateur).
• Une modification doit être introduite dans le cahier des charges de l’entreprise de nettoyage concernant le tri sélectif (attention aux coûts demandés pour vider une poubelles à deux compartiments).
Références
• Prix moyen d’un poste installé pour la propreté et l’ enlèvement des déchets dans un immeuble tertiaire :
Inférieur à 390 € ( hormis partie communes, tel que hall, WC…etc )
• Prix moyen du nettoyage de la vitrerie par m2 nettoyé :
inférieur à 0,40 € (1 seule face, libre d’accès et sans déplacements d’objets).
• Pour les travaux particuliers de nettoyage par alpinistes prévoir 2 à 2,50 €/m2.Cette fourchette varie selon la configuration de l’immeuble.
• Il existe plus de 15 000 entreprises de propreté en France et ce sont les entreprises de plus de 500 personnes qui qui réalisent 47 % du chiffre d’affaires de la profession.
• 11 844 entreprises ont moins de 10 salariés, soit plus de 3/4 du marché.
• Le secteur de la propreté représente 9,07 milliards d'euros.
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