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Activité Aménagement & mobilier de bureau


ACTIVITÉ

L’aménagement de locaux de travail pour l’entreprise est l’un des domaines qui requièrent le plus de compétences diverses. Il nécessite un grand nombre de prestataires, qui interviendront à différents moments de la chaîne de l’aménagement. Depuis l’innervation courant faible des locaux jusqu’à l’achat et la mise en place du mobilier de bureau, c’est toute une cascade d’intervenants que le responsable des services généraux devra apprendre à coordonner pour réaliser son opération dans les délais et dans le budget.
L’aménagement des locaux de bureaux représente toute la phase de l’après construction ou de l’après réhabilitation.
L’aménagement permet d’organiser l’espace en fonction des personnes qui l’habiteront. On trouvera ainsi des entreprises dites de second œuvre (informatique, téléphone, sols, murs, plafonds, cloisons, éclairage…) ainsi que des entreprises fournissant du matériel (bureautique, téléphonie, mobilier, espaces verts…).

Celui qui commande les travaux visant à l’aménagement de ses bureaux devient maître d’ouvrage. C’est-à-dire, au plan juridique, le donneur d’ordre, le signataire du marché et surtout le payeur des travaux.
L’aménagement des Locaux de bureaux est un acte important : Il est fortement conseillé de toujours prévoir une consultation du CHSCT et de la médecine du travail et/ou une information du personnel dans le but de limiter les possibles modifications d’après emménagement liées aux insatisfactions.
L’aménagement est à la fois un enjeu économique important, un enjeu stratégique évident, (puisque le traitement des espaces de travail conditionne en partie la performance des personnes qui l’habitent,) et un enjeu esthétique : l’image de marque de l’entreprise est en jeu.
Les exigences environnementales et l’explosion des Nouvelles Technologies d’Information et de Communication ( NTIC) modifie en profondeur l’organisation des entreprises. Le nomadisme sous toutes ses formes (télétravail en région, l’open space, mutualisation des postes) crée de nouveaux espaces collectifs.
Les télécentres et espaces de coworking sont des espaces de travail partagés intéressant désormais de plus en plus d’entreprises qui y voient une alternative intéressante au bureau ou au télétravail à domicile pour leurs collaborateurs nomades ;

LEGISLATIONS

    • Les normes ci- après, dans leur intégralité ou non, sont des références indispensables à l’application de la norme AFNOR PR NF X35- 103
    •  NF X 35 102 Conception ergonomique des espaces de travail en bureaux
    •  NFC 42-710 Luxmètres
    •  NF C 42-711 Luminancemètres
    •  NF EN 12464-1 Lumière et éclairage
    •  NF EN 12464-2 Lumière et éclairage
    •  NF EN 12665 Lumière et éclairage
    •  NF EN ISO 7730 Ergonomie des ambiances thermiques
    •  NF EN ISO 9241-5 Exigences ergonomiques pour travail de bureau avec terminaux à écran. Aménagement du poste de travail
    •  NF EN ISO 9241-6 Exigences ergonomiques pour travail de bureau avec terminaux à écran. Guide général relatif à l’environnement de travail
    •  NF EN ISO 9241-303 Ergonomie de l’l’interaction homme-système.

Norme AFNOR PR NF X35-103 sur les principes d’ergonomie visuelle applicables à l’éclairage des lieux de travail. Les valeurs d’éclairement moyen à maintenir proposées par la norme NF EN 12464-1 doivent être corrigées en tenant compte des conditions suivantes :
Opérateur âgé de plus de 45 ans : La performance visuelle s’altère avec l’âge. Aussi
Convient- il, en présence d’opérateurs âgés de plus de 45 ans, d’augmenter le niveau d’éclairement d’environ 50% pour leur permettre de mieux percevoir les détails.
Tâche visuelle : Les détails sont de petite dimension, les contrastes de luminances de la tâche visuelle sont particulièrement faibles et la tâche est exécutée sur une longue durée. Là aussi, une augmentation d’environ 50 % est à recommander.
Situation à risque : Possibilité d’erreur liée à une mauvaise perception visuelle susceptible d’avoir des conséquences graves en termes d’accidentologie, de qualité du produit et de coût. Là encore, une augmentation d’environ 50% est à recommander.

    • Arrêté du 25 janvier 2013 relatif à l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels afin de limiter les nuisances lumineuses et les consommations d’énergie, qui impose l’extinction des bâtiments en cas d’absence ou à la fin des activités.

PRESTATIONS

Si le maître d’ouvrage est le personnage clef de l’opération, son alter ego fonctionnel, le maître d’œuvre, est l’acteur professionnel de la réalisation.
Le maître d’œuvre est en effet choisi par le maître d’ouvrage.
Le maître d’œuvre pourra donc être soit un architecte, soit un ingénieur-conseil, soit un bureau d’études et d’ingénierie, soit encore du personnel spécialisé, salarié du maître d’ouvrage.
Il pourra au titre de sa mission assurer les missions suivantes:

    • Études d’esquisse,
    • Études d’avant-projets (AP), d’avant projets sommaires (APS) ou avant projets détaillés(APD),
    • Études de projet,
    • Appels d’offre ainsi que leur dépouillement et analyse,
    • Assistance à la maîtrise d’ouvrage pour passation des contrats de travaux,
    • Études d’exécution du Projet (EXE), Vérification des études effectuées par les entreprises,
    • Direction de l’exécution des contrats de travaux,
    • Ordonnancement, pilotage et coordination du chantier (OPC),
    • Assistance aux opérations de réception et pendant la période de garantie de parfait achèvement.

Si maître d’ouvrage et maître d’œuvre sont effectivement à la tête du commandement du projet, le tour de table pourra être bien plus vaste. Ainsi on trouvera les :

Métiers de coordination
  • Coordination de sécurité : Tous les chantiers mettant en présence au moins deux entreprises ou travailleurs indépendants doivent bénéficier des services d’un coordinateur de sécurité, à la fois pendant la phase de conception du projet, et pendant la phase de réalisation. Le coordinateur de sécurité assure la coordination des moyens et des mesures destinés à assurer la protection des ouvriers. (Loi 93-141 du 31 Décembre 1993 et Décret du 26 Décembre 1994)
  • Conducteur d’opération : Sa mission est davantage de nature administrative, financière et technique. Il assure toute la coordination. (Loi 85-704 du 12 Juillet 1985 – Article 6).
  • Pilote de chantier : Il est responsable sur le chantier du planning, du bon déroulement, de l’ordonnancement et de la coordination des travaux. Le pilote peut être, selon les cas, soit l’architecte, soit un cabinet de programmation, de maîtrise d’œuvre ou d’ingénierie, soit un pilote formé à ce seul métier.
Métiers de Contrôle
  • Bureau de contrôle : Il a pour mission de contribuer à la prévention des différents aléas techniques qui peuvent survenir lors de la réalisation des ouvrages. (Loi 78-12 du 4 Janvier 1978 sur l’assurance construction).
    Il intervient sur demande du maître d’ouvrage et donne un avis technique notamment sur la solidité, la conformité des ouvrages ainsi que sur la sécurité des personnes (Code de la construction Article L 111.23). Le bureau de contrôle est lié par contrat au maître d’ouvrage et a une obligation de résultat dans un contrat de service. Sa responsabilité peut être engagée en cas de problème (Code Civil article 1792.1).
Métiers d’ingénierie et de conseils
  • Cabinet de programmation ou cabinet d’ingénierie : Il prépare les grandes étapes du projet. Il peut être le coordinateur du chantier. Il peut également gérer les appels d’offres et le contrôle des opérations.
  • Économiste du bâtiment : Il est chargé de toutes les vérifications pouvant avoir un impact favorable sur le coût de l’opération (les métrés, les situations de chantier, l’analyse des offres, etc.).
  • Space Planner (aménageur d’espace) : Il étudie les flux et les relations de proximité des utilisateurs finaux. On lui demande souvent de définir des concepts d’aménagement, de préparer des plans d’implantation et de cloisonnement, voire de préconiser du mobilier. En pratique, c’est lui qui élaborera la charte d’aménagement et qui étudiera sa faisabilité.
  • Bureau d’études techniques : il s’agit toujours d’un ingénieur (ou d’un cabinet d’ingénieurs) chargé des études techniques de faisabilité et de réalisation dans un projet d’architecture. Le recours à un bureau d’études techniques peut être une garantie supplémentaire de parfaite réalisation. On trouvera des bureaux d’études généralistes, mais également des spécialistes (climatisation, sécurité, courant forts et faibles, bétons…) Ces bureaux d’étude peuvent être conduits à gérer des appels d’offres.
Métiers de second œuvre

On trouvera ici toutes les entreprises d’exécution qui interviennent dans des opérations d’aménagement. Attention, les plus structurées d’entre elles possèdent leurs propres ressources en matière de bureau d’études et de plans, et donc, dans les cas de petites opérations, il peut être préférable de les utiliser plutôt que d’avoir recours à une société supplémentaire.
Principales activités de second œuvre : courant fort, courant faible, climatisation, plomberie, sols et murs, faux plafonds et faux planchers, cloisonnement, éclairage, staffeur, serrurerie et stores.

Métiers d’aménagement et de décoration
    • L’architecte : Il conçoit et réalise l’ouvrage. Seuls les architectes DPLG (Diplômés par le Gouvernement) ou DESA (Diplômés de l’Ecole Spéciale d’architecture) ou ENSAI (Diplômés de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries de Strasbourg), sont reconnus. Ils sont inscrits à l’ordre des architectes.
    • L’architecte d’intérieur : Il met en œuvre les solutions techniques et décoratives à l’intérieur d’un bâtiment. On nomme ainsi ceux qui ont été certifiés par le Conseil Français des Architectes d’Intérieur (CFAI).
    • Le décorateur : C’est avant tout un conseiller en ameublement et ambiance des locaux. Il pourra apporter une recommandation sur la meilleure manière d’associer à la fois le mobilier, son agencement, les revêtements de sols ou de murs et l’éclairage.
    • L’aménageur ou l’ensemblier : C’est un commerçant qui propose du mobilier provenant d’un ou plusieurs constructeurs. Il emploie fréquemment des décorateurs.

MÉTHODES

Espaces de travail
    • Bureau individuel : 1 personne par bureau.
    • Bureau partagé fermé : jusqu’à 4 ou 5 personnes cohabitant dans un même espace fermé.
    • Open space (espace ouvert) : un nombre important de postes de travail sont regroupés dans un espace ouvert.
    • Espace semi ouvert : compromis entre les formules open space et bureau fermé.
    • Hot desking : free adress (adresse libre) ou just in time (juste à temps) : le personnel n’ayant pas de bureau affecté se voit attribuer un espace lors de sa venue dans l’entreprise.
    • Hotelling (hôtellerie) : comme le Hot desking, mais, dans ce cas, le salarié doit réserver avant sa venue dans l’entreprise.
Surface de travail

Il existe des normes d’usage, ci-dessous, dans le calcul des surfaces de travail, mais il n’existe aucun texte légal obligeant le chef d’entreprise :
Le mobilier inclus dans les surfaces est compris pour un encombrement d’environ 2 m2.

    • Poste de travail minimal par personne (AFNORX 35 –102) = 10 m2
    • Par personne bureau collectif de 6 personnes = 11m2
    • Pour un travailleur handicapé = 13 à 14 m2
L’ergonomie

De plus en plus souvent au cœur des débats, la science de l’ergonomie a fait son entrée dans les entreprises et oblige les aménageurs à un regard encore plus proche du confort de l’être humain.
Certains organismes (l’ANACT, l’ANVIE) en font leur cheval de bataille.
Voici quelques données à prendre en compte dans un projet d’aménagement ou d’achats de mobilier : 90 % de la population française se situent dans des tailles allant de 1m51 à 1m70 pour les femmes et de 1m70 à 1m81 pour les hommes.

Revêtements de sol

Les revêtements de sol ne représentent que 3 à 4 % du coût global de la construction.
Néanmoins, ils sont importants, étant responsables de l’impression de confort donnée par un local. Les moquettes sont standardisées mais de leur choix dépend la prestation nettoyage qui sera mise en place. Les revêtements textiles amovibles (ou dalle textile plombante) est une alternative fiable à la moquette classique destinée aux planchers techniques.

Quelle que soit la nature du revêtement il faut s’assurer :

    • De la sûreté à la marche (revêtements d’escaliers ou pièces humides par exemple).
    • De la sécurité incendie (réaction au feu ; émanations toxiques…).
    • De la durabilité.
    • De la résistance à l’usure ou à l’usage.
    • De la résistance au poinçonnement exercé par le mobilier.,,
    • Du comportement à l’eau.
    • Des conditions d’entretien.
    • Du confort acoustique assuré par la préparation du sol.
    • Du confort thermique.
    • Du confort esthétique.
    • De la non accumulation de charges électrostatiques.
    • De la tenue à la cigarette.
    • De la planéité générale.

Ainsi, selon les lieux, les matériaux seront choisis selon le tableau ci-dessous :

CHOIX DES MATÉRIAUX SELON LES LIEUX
Bureaux U3P3
Salles de réunion U3P3
Circulations U3P3
Bureaux avec sièges à roulettes U3P3
Salle informatique U3P3
Local technique U4P3
Hall réception U4P3
Restaurant d’entreprise U4P3
Sanitaires U4P3
  • Précisions sur la marque NF-UPEC et NF-UPEC.A
    Les marques NF-UPEC et NF-UPEC.A attestent de la conformité aux spécifications des normes européennes des produits concernés. Le CSTB avec l’Afnor, délivre cette certification après de nombreux tests et effectue, une fois par an, des prélèvements en usine afin de vérifier leur conformité en vue de reconduire le certificat. A noter que la marque NF-UPEC.A ne concerne que les produits affichant une réduction acoustique aux bruits de chocs de 13 dB minimum, c’est-à-dire améliorant significativement le confort acoustique (important pour les open spaces).
  • Comportement au feu
    Les Euroclasses selon NF EN 13 501-1 s’échelonnent de A à D en fonction du niveau de performance observé des produits (cf.tableau ci-dessous).
EUROCLASSES SELON NF EN 13 501
Euroclasse A (A1 et A2) concerne des matériaux incombustibles (A1) et une partie des matériaux « combustibles non inflammables » (A2).
Euroclasse B concerne la seconde partie des matériaux « combustibles non inflammables »
Euroclasse C concerne les matériaux « combustibles difficilement inflammables ».
Euroclasse D concerne les matériaux non gouttant.
Cloisons
    • Cloisons maçonnées : cloisons traditionnelles en briques plâtrières ou en carreaux de plâtre. Utilisées surtout pour les salles informatiques car elles ont un effet coupe-feu.
    • Cloisons semi-industrialisées : constituées d’éléments préfabriqués en usine.
    • Cloisons industrialisées : composées d’éléments modulaires préfabriqués en atelier, livrées prêtes à poser.
    • Cloisons lourdes : cloisons dont la masse au m2 est supérieure à 30 kg environ.
    • Cloisons légères : cloisons dont la masse au m2 est inférieure à 30 kg environ.
    • Cloisons pleines : cloisons dont la structure est constituée d’un matériau homogène sans vide.
    • Cloisons creuses : leur structure présente des évidements (panneaux constituant les deux faces de la cloison).
    • Cloisons fixes : en principe destinées à rester en place (cloisons à carreaux de plâtre ou briques).
    • Cloisons démontables : sont employées pour les locaux où les modifications d’implantation des cloisons sont très nombreuses.
    • Cloisons amovibles : cloisons dont les éléments peuvent être démontés et montés, à nouveau, sans aucune dégradation tant pour la cloison elle même que pour l’environnement.
    • Cloisons mobiles : cloisons dont les éléments se déplacent dans un système fixe solidaire de la structure du bâtiment.
    • Cloisonnettes : cloisons ne rejoignant pas le plafond – En principe, la cloisonnette mesure 1m80 de hauteur.
    • Claustras : cloisonnettes constituées d’un maillage de bois ajourés.
    • Cloisons placards : cloisons constituées de placards toute hauteur.
    • Cloisons monoblocs : constituées de panneaux dont l’ossature et les panneaux forment un ensemble monobloc.
    • Cloisons bi-blocs : cloisons constituées de deux éléments monoblocs assemblés ensuite sur le chantier.
    • Cloisons à ossature : permettent de réaliser des cloisons fixes, démontables ou amovibles. L’ossature est d’abord posée, puis les panneaux.
    • Cloisons vitrées : il existe plusieurs types de verres utilisables qui vont du verre clair au vitrage feuilleté.
Éclairage

Il existe un cadre légal pour les notions d’éclairage dans les locaux de travail dont les principes les plus importants sont :

    • Sauf dans les cas où la nature technique des activités s’y oppose, « Les bâtiments doivent être conçus et disposés de manière à ce que la lumière naturelle puisse être utilisée pour l’éclairage de locaux destinés à être affectés au travail » (article R4213-2 et R4223-3 du Code du Travail).
    • Hauteur d’allège (partie basse sous la fenêtre) non supérieure à 1 m (sauf indication précise sur les postures de travail)
    • Cf. textes ci-dessus au paragraphe «Législation»

Niveaux d’éclairement minimal recommandés par l’Association Française de l’éclairage par locaux types :
(Le Lux est une unité d’éclairement)

    • Équivalant à l’éclairement d’une surface qui reçoit normalement, d’une manière uniformément répartie, un flux lumineux de 1 Lumen par m2.

Il se mesure à l’aide d’un appareil nommé Luxmètre.
Dans les bureaux individuels, il est possible d’installer des lampadaires de nouvelle génération fluo compact de 30/55 watts délivrant une lumière naturelle.

ÉCLAIREMENT MINIMAL RECOMMANDÉ
Locaux Lux
Hall d’entrée 200 ou +
Bureaux (avec équipement bureautique) 500
si opérateur est âgé de + de 45 ans +50%
Bureaux de dessin 750
Bureaux de dessin difficile (demandant précision) 1 000
Vestiaires, toilettes, lavabos 100
Couloirs, dégagements, ascenseurs 150
Escaliers 200
Comptage et mesure des consommations

La RT 2012 encourage la mesure de la consommation dans les bâtiments, par usage, avec affichage des consommations directement accessible à l’utilisateur. Ce point n’est pas à négliger car il est prouvé que la sensibilisation des utilisateurs par le simple affichage des consommations permet de réduire considérablement ces dernières.
Fin de la production des lampes à incandescence en Europe le 31 décembre 2012, celles de l’halogène et de la fluocompacte suivront le même chemin en 2016 et 2017. La Led devrait s’imposer comme la lampe de référence de demain.
Mieux s’éclaire à coût maîtrisé
Dans les bureaux, un mètre carré rénové avec des luminaires fluorescents électroniques et gestion automatique selon la présence et la lumière du jour, c’est en moyenne chaque année :

    • 50 kWh économisés
    • 5 kg d’émission de CO2 en moins
    • 5 € économisés sur la facture d’électricité
    • 2,50 € économisés sur la facture de maintenance ?Soit 7,50 € par m2 et par an d’économies globales.
Acoustique

On mesure le taux d’acoustique en Décibels (db).
L’arrêté du 20 Août 1985 donne des indications par type de locaux des niveaux sonores admissibles.
Une bonne acoustique peut se définir comme un environnement sonore adapté à l’activité pratiquée dans un lieu.

TYPES DE LOCAUX LUX
Salle de conférence, de réunion 35 db
Bureau individuel ou petite salle de réunion 40 db
Grand bureau collectif 45 db
Hall d’accueil 50 db
Grande salle avec équipements bureautiques 55 à 65 db
Mobilier

Le mobilier devrait, aujourd’hui, être acheté en utilisant des méthodes éprouvées de recherche de mieux-être, de sécurité et de santé des personnes : l’ergonomie.
Ce principe prend également en compte les ambiances acoustiques, thermiques, l’éclairage et les couleurs.

  • Un seul « système « pour toute l’entreprise permet :
    • de minimiser le nombre de composants pour alléger le stock.
    • d’inter changer les composants pour créer de nouvelles configurations et personnaliser chaque fonction de l’entreprise.

Un système doit pouvoir s’adapter avec un coût minimum au rythme du changement de l’entreprise.

  • Seules certaines finitions et certains plans complémentaires détermineront le rang si besoin.
  • Les sièges : ont une grande importance et leur choix doit être fait très soigneusement en fonction de leur usage spécifique de la morphologie de chacun et des problèmes de dos éventuels.
Signalétique

(voir aussi « communication » en début du Guide, pages jaunes)
La signalétique est devenue un élément de décoration à part entière ;
Ses fonctions sont de « localiser et informer » »d’orienter et inciter »d’identifier voir théâtraliser.
La signalétique doit apporter un cheminement et un accompagnement aux visiteurs et un confort aux collaborateurs qui doivent pouvoir se déplacer sans perdre de temps, se situer facilement en identifiant les lieux, les services et les espaces communs comme la cafétéria, les toilettes, etc.

DÉVELOPPEMENT DURABLE

L’aménagement des lieux de travail et le positionnement du collaborateur au centre de la réflexion qui en découle est synonyme de développement social.

L’éco-conception

C’est une notion assez récente, mais qui marque l’intérêt de privilégier les collaborateurs dans ses comportements, ses habitudes afin d’optimiser et d’adapter l’aménagement de l’espace pour le rendre aussi proche que possible de son lieu d’habitat.

  • Un comité de pilotage de 4 à 5 personnes volontaires et reconnus pour leurs qualités de communication associé à un cabinet d’aménagement jouera un rôle fondamental sur les enjeux de qualité de vie au travail :
    • La fonctionnalité des espaces de service,
    • Le nombre de salle de réunion,
    • L’analyse du cycle de vie des matériaux et leur choix, leur forme et les couleurs dans l’esprit du développement durable : acoustique et qualité de l’air intérieur.
    • Les services associés à la notion d’accueil. Il est possible d’améliorer la fonction accueil en installant sur le comptoir, chaque matin, une corbeille de fruits…de saison ce qui donnera une valeur ajoutée à cette fonction.
  • La taille de l’entreprise n’est pas un critère de bien-être au travail, seule la volonté des dirigeants permet d’y arriver.
Stratégie d’entreprise

Le concept de « développement durable », notamment avec la démarche HQE qui associe la qualité de vie au travail, devient stratégique. Il permet de définir de nouveaux modes de fonctionnement au sein de l’entreprise.

  • Les cibles à atteindre :
    • Améliorer la consommation d’énergie,
    • Éliminer le gaspillage,
    • Utiliser les énergies renouvelables,
    • Eliminer toute forme de pollution,
    • Développer la production respectueuse de l’environnement,
    • Optimiser les transports de personnes,
    • Transmettre les principes du développement durable aux parties intéressées.

En cas d’absence de certification, l’acheteur désireux de sélectionner un fournisseur respectueux de l’environnement devra alors procéder, lui-même, à l’évaluation du fabricant à l’aide d’un questionnaire technique détaillé :

  • Pour tous matériaux : Limitation de la consommation spécifique d’énergie pour la fabrication des matériaux, entrant dans la composition des mobiliers.
  • Pour le bois : Certification que les bois utilisés sont labellisés PEFC OU FSC et ne figurent pas sur la liste des essences interdites à l’exploitation par des accords internationaux ou par des lois locales. Certification en classe E1 de tous les panneaux contenant du formol. Pour les panneaux agglomérés à l’aide de PMDI absence de dégagement de monomère MDI.
  • Pour les pièces plastiques : Marquage de toutes les pièces de plus de 50 grammes “recyclage”.
  • Pour les mousses : Le CFC ne doit pas avoir été utilisé pour leur fabrication.
  • Pour les peintures et finitions : Ne pas contenir de cadmium, de plomb, de chrome VI, de mercure et d’arsenic. Les ateliers d’application doivent être exploités en conformité avec les arrêtés et les rejets strictement contrôlés.
  • Pour l’aptitude à l’usage : Fourniture d’une notice d’emploi et d’entretien du mobilier. Engagement de livraison de pièces fonctionnelles de remplacement pendant cinq ans.
  • Pour l’élimination des déchets : Tous les déchets dangereux (surtout ceux liés aux opérations de finitions et de collage) doivent être traités dans des installations autorisées.
  • Pour l’emballage et le transport : Optimisation de l’encombrement et des emballages lors du transport. Les matériaux doivent être facilement recyclables ou issus de ressources renouvelables (tolérance pour les emballages multi- rotations)
  • Pour la valorisation en fin de vie : Possibilité de séparation de tous les éléments pesant plus de 50 grammes et information à l’utilisateur du lieu le plus propice à sa valorisation (déchetteries, filière de réemploi…).
Le défi du « Cradle to Cradel »

L’expression « cradle to cradle »signifie, en français « du berceau au berceau ». Le principe : concevoir des produits réutilisables à l’infini, et donc faire du déchet un élément réintégré dans les process de production. Ces produits se doivent d’être facilement démontables afin de faciliter le tri et la revalorisation, et conçus sans substances toxiques. Tout doit pouvoir être réutilisé, que ce soit pour alimenter des sols en se décomposant ou comme matière première pour la prochaine génération de produits.
Si ce concept a convaincu de nombreux géants internationaux (Ford, Herman Miller, Nike, etc..) il peine à s’imposer en France. Du côté de l’environnement du travail, les entreprises qui produisent dans une logique Cradle to Cradle sont très rares, pourtant les enjeux sont considérables. Il est prouvé que le PVC (chlorure de polyvinyle), omniprésent dans les matériaux de construction, les revêtements de meuble, la colle et les câblages est cancérigène et nuisible à l’environnement. On sait aussi que bien des peintures contiennent des composés organiques volatiles (COV) qui polluent l’air intérieur pendant des années. Autant de méfaits que des produits labellisés Cradle to Cradle règleraient. Sans parler des quantités de déchets (papiers, mobiliers, textiles, équipements, etc..) qui pourraient grâce à ce label accéder à la vie éternelle.

Référentiels écologiques
  • Le label »éco- label européen »( www.eco-label.com) est une certification écologique officielle européenne portant sur 24 produits et 2 services qui garantit des impacts environnementaux réduits.
  • Le symbole de la fleur sur les revêtements de sols durs signifie :
    • La consommation d’eau et d’énergie lors de la fabrication est limitée
    • Les résidus de substances dangereuses pour la santé et l’environnement sont réduits au minimum
    • Les émissions nocives pour l’air et pour l’eau sont limitées.
    • Le produit s’accompagne d’instructions sur la gestion des déchets.
  • Le label « FSC « ( www.fsc.org) concerne les produits contenant du bois en provenance de forêts qui ont obtenu un certificat grâce à leur gestion durable.
  • Le label « FSC Pur » peut être utilisé uniquement lorsque le produit est composé de 100 % de matériels certifiés FSC.
  • Le label « FSC Mixte » indique que le produit provient d’un procédé de production dans lequel du matériel certifié FSC, des matériaux recyclés ou des matériaux d’autres sources contrôlées sont utilisés.
  • Le label « FSC Recyclé » signifie que le produit est fait à 100 % de matériel recyclé après consommation. conçu par l’AFNOR et le FCBA, garantit à la fois la qualité et l’ergonomie des mobiliers de bureaux ainsi que leur conformité aux principaux critères environnementaux et sociétaux (www.oec-nf.fr).

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