Chroniques - Facilities, site du Facility managementChroniques

  • La montée en puissance du digital dans l’immobilier

    Alain Houpiilart Éditeur de la Lettre M2

    Alain Houpiilart - Facilities, site du Facility management

    L'appel au savoir-faire des start-ups et l'internalisation de directions du digital illustrent la mutation de ce secteur.

    L'une des évolutions les plus significatives est l'apport de la 3D en commercialisation. Elle permet aux candidats acquéreurs ou aux utilisateurs et investisseurs du tertiaire de se projeter dans leur futur espace avant même sa construction. Le client peut simuler des scénarios d'occupation, apprécier les volumes comme l'ensemble du bâtiment. Il peut géolocaliser à 360° l'environnement de l'immeuble. L'utilisation d'un casque virtuel se généralise sur les bureaux de vente et dans les agences immobilières.

    Le champ des possibilités est dans une phase d'escalade. En réservant pendant deux jours une salle d'un complexe MK2, la start-up Vor Immobilier et le promoteur Emerige ont théâtralisé la démarche de la visite interactive lors du lancement d'un programme résidentiel. BNP Paribas Immobilier a mis en place la visite virtuelle à domicile au moyen d'une tablette ou d'un smartphone.

    De son côté, Bouygues Immobilier complète l'exploration par une interactivité appliquée à l'aménagement de l'appartement, à l'aide d'un configurateur : possibilité de sélectionner les matériaux, les peintures murales, les revêtements des sols... Selon les options retenues, un budget est calculé pour chaque pièce. L'emploi d'outils virtuels permet à Sogeprom d'évoquer une «co-conception» avec ses clients.

    Autre innovation, la possibilité d'une signature électronique lors de l'acquisition d'un bien en Vefa. Pichet, Quartus, Sogeprom et d'autres l'ont mis en place. La cible relève essentiellement de la population millenniale hyper connectée. Le gain de temps bénéficie également au négociateur qui peut s'attacher aux informations les plus pertinentes.

    Cependant, le coût de toutes ces innovations peut se révéler particulièrement lourd surtout que les opérateurs ne réduisent pas, pour l'instant, les supports traditionnels. Le digital monte en puissance, certes, mais il concerne encore, pour le moment, essentiellement les poids lourds de la promotion.