Serge Marie

Serge MARIE
1951 – 2020

C’est avec une immense tristesse que nous vous faisons part du décès de Serge Marie, survenu brutalement lundi 23 novembre 2020 au matin.

Ayant fait toute sa carrière dans le monde de l’édition, il aura dédié ces trente dernières années au Facility Management et à son écosystème en créant le Guide Facilities. Il restera une personne emblématique de ce milieu, qui le passionnait par sa diversité et sa richesse.

Curieux et ouvert, il manquera sûrement à beaucoup d’entre vous, avec lesquels il avait grand plaisir à partager, échanger ou débattre.

En dépit du profond deuil dans lequel il nous laisse, en sa mémoire et dans le respect de sa volonté pour ce qui a été sa vie, soyez assurés que sa famille et ses proches collaborateurs s’engagent à poursuivre son œuvre.

Nous sommes extrêmement touchés par vos marques de sympathie et témoignages sensibles et émouvants et nous vous remercions de votre précieux soutien dans cette épreuve.

Un livre d’or recueillera l’ensemble de vos hommages, qui peuvent encore être exprimés à l’adresse mail suivante : equipe-facilities@facilities.eu

« Ah ! voilà ma petite Stéphanie ! » C’est invariablement ainsi que Serge m’accueillait, souriant, et bras ouverts, sur les salons professionnels qui rythmaient notre année et formaient autant de moments de joie car de retrouvailles.

L’accueil, c’est vraiment ce qui qualifiait Serge en premier lieu. C’est avec ce secteur d’activité qu’on ouvre son encyclopédique guide rouge, Facilities, et avec cette qualité constante qu’il vous ouvrait sa vie. Son coeur devrais-je dire, car Serge était un homme bienveillant, considérant toujours l’autre dans sa dimension morale d’autrui, ne pouvant imaginer le mal caché dans un esprit humain. A ses dépens parfois.

Son sens de l’entraide et par-dessus tout son souci de l’écoute et de la connaissance de l’autre, il les vivait dans ses relations professionnelles et personnelles. Quitte à y consacrer des heures, difficiles à rattraper !

Qui d’autre que lui connaît aussi bien le monde de l’horlogerie ou de l’automobile, domaines où il fit ses premières armes d’homme de presse et auxquels il continua de s’intéresser. Qui a une vision plus exacte et précise des hommes et des entreprises travaillant pour les services généraux ? Seuls ses dossiers empilés méthodiquement sur son bureau, et regorgeant de coupures de presse et autres notes manuscrites documentées peuvent aujourd’hui nous livrer des bribes de sa connaissance à 360 degrés du secteur.

Serge était un homme de convictions. Nous en différions parfois, et il défendait les siennes en les étayant, avec une grande culture. Le débat tournait souvent autour de la vie moderne, et des changements générationnels que j’essayais de décrypter à sa demande.

Entêté parfois, souvent ?! mais sage, Serge entendait puis Serge parvenait à surmonter son intime conviction, par amour pour ses proches. Isabelle lui ouvrait souvent les yeux et la voie me confiait-il. Cette modernité s’il la jugeait déboussolante pour les piliers sur lesquels il a fondé sa vie d’homme : son attachement à l’église et à la foi catholiques, au royalisme et à des valeurs humaines profondes, il la revendiquait professionnellement.

Serge fut l’un des premiers à doter son média d’un site internet, à coupler son guide papier d’une application. Son iPhone toujours en main lui était un accessoire aussi indispensable que sa cravate en soie ou son impeccable costume. L’élégance morale, alliée à l’élégance vestimentaire. L’élégance tout court. La porte ouverte en entrant en tout lieu, une chaise présentée avec sourire, une invitation à la gourmandise dans un salon de thé, la place de l’amitié et de la loyauté, la nécessité de l’honnêteté, la force de l’engagement, la joie de partager les succès de Clémence et d’Olivier, l’admiration profonde portée à sa femme Isabelle, comme tous ces instants, comme toutes ces conversations me manquent déjà.

Son regard tutélaire sur moi qu’il revendiquait avec tant de gentillesse, me manquera lui aussi. Son soutien indéfectible durant 26 années, sa fidélité, sa mémoire des succès et des difficultés professionnels et personnels. L’accueil, l’écoute, le don de soi encore et toujours… Isabelle, Olivier, Clémence, Eliott et Augustin peuvent être fiers de votre amour et de votre héritage ! Cher Serge, vous m’avez plusieurs fois demandé de vous tutoyer. Par éducation mais surtout par respect et estime, je n’y suis pas parvenue malgré l’affection que vous me connaissiez.

Alors, je vais tâcher de vous faire plaisir, je TE remercie Serge pour ta main tendue, je te remercie pour ton accueil et ton écoute, je te remercie pour tout ce qu’on s’est dit et tout ce qu’on ne s’est pas encore dit.

TA petite Stéphanie Stéphanie CONSTANT-PERRIN Ex-Fondatrice associée du salon PROseg Dirigeante d’Empresarial

Ce fut surement la Providence qui nous a fait rencontrer sur un trottoir de Paris m’invitant à installer ma société dans les mêmes bureaux que les tiens il y plus de trente ans Ce fut surement la Providence qui a fait de toi un guide dans mon chemin du catéchuménat , et devenir mon Parrain !Ce fut surement la Providence qui fit que nous avons emménagé Parc de Montretout juste à l’étage en dessous du votre et faire connaissance d’Olivier et de Clémence.

Ce fut surement la Providence qui fit que nous avons travaillé dans la même société et partagé de si bons moments.

Ce fut aussi la Providence qui nous a fait partagé de longues soirées ensemble à préparer au presbytère le livret pour la messe de chaque dimanche

Comment ramener à quelques lignes les heures et les heures et les heures de discussion , d’échanges sur tant de sujets différents.

Tu es curieux de tout et nous pouvions nous enflammer sur tout sujet.

Tu m’as initié à tant de choses que tu voulais PARTAGER avec moi : Que ce fut pour une table insolite pour un déjeuner, une virée en jet ski sur la Seine, aller en rdv avec ta moto que tu conduisais comme un as à fond les turbines mais toujours en sécurité, mais aussi ton amour pour la presse

Tu ne savais pas qu’en créant avant tout le monde un magazine consacré à la belle horlogerie, j’allais quelques années plus tard consacré l’essentiel de ma vie professionnelle au sein d’une des plus belles manufactures de Haute Horlogerie.

Tu n’es que partage et bienveillance. Tu cherches constamment à me faire plaisir et je sais que la haut tu continueras à aider tous ceux que tu aimes si profondément comme Isabelle, Olivier et Clémence. Ils savent l’amour que je leur porte et l’admiration que j’ai pour toi Serge.

Ton sens du devoir me restera à jamais attaché comme ton sourire tes rires et les fou rires que nous avons laissé avec tous ces merveilleux souvenirs Quand je vois ces photos, je te sens si près, si près Je t’aime de toute mon amitié.

Ton filleul

D’abord et avant tout, mes condoléances vont à Isabelle, à sa famille et à son entourage. Soyez forts, soudés et sachez vous entourer. Vous n’êtes pas seuls car nous sommes là à vos côtés pour vous aider.

Serge tu vas nous manquer toi, ta gentillesse, ton sens de l’amitié et de l’écoute, du temps, cette donnée si précieuse, que tu savais prendre avec les gens… ton côté vieille France et traditions qui n’est pas pour me déplaire ; bref tous ces côtés positifs qui faisaient ton charme.

Au même titre que tes exploits motocyclistes… tes idées fulgurantes, tes analyses originales, tes projets, etc. Bref un cerveau en perpétuel mouvement.

Tu nous vois et tu dois bien rire, alors nous rirons aussi en pensant à toi !

Yves Guittat