
Chroniques
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La course à l'IA !
Clémence Jost, Rédactrice en chef d'Archimag
Lundi 7 Avril 20251 589,9 milliards de dollars. C’est le poids que pèsera le marché mondial de l’intelligence artificielle (IA) d’ici 2030 (1). Si la demande en IA explose et attire ainsi une myriade d’acteurs spécialisés, notamment dans des domaines, comme la finance ou la santé, l’heure n’est pas encore à la consolidation des fournisseurs d’IA, qui restent très diversifiés. Sur le marché français, l’IA a également connu une adoption accélérée en 2024: selon le syndicat professionnel des entreprises du numérique Numeum, 76 % des éditeurs et plateformes affirment avoir déjà mis en place ou prévoient d’utiliser l’IA générative pour leurs offres et solutions (2). Et l’expérimentation de l’IA devrait se poursuivre cette année. Le cabinet Gartner prévoit même que les budgets consacrés à l’IA augmenteront de 21 % en 2025 : selon ses analystes, le succès limité de nombreux pilotes et PoC (proof of concept) en 2024 poussera les organisations européennes à passer de la création de leurs propres solutions d’IA à l’achat et à l’implémentation de solutions partenaires (3). Les éditeurs de solutions se heurtent pourtant à plusieurs freins concernant l’adoption de l’IA, dont les entreprises attendent des résultats pragmatiques...
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La bienveillance au travail est une triple exigence...
Philippe Rodet, Ancien médecin urgentiste,
Lundi 31 Mars 2025Si je souhaite agir pour le bien d’autrui, je vais bien être exigeant vis-à-vis de moi-même, vis-à-vis du collaborateur et faire en sorte que celui-ci, en retour, le soit vis-à-vis de lui-même.
Pour illustrer mon propos, je vais prendre deux exemples. Si je fais en sorte qu’un collaborateur comprenne le sens de son métier, je vais prendre le temps de lui expliquer pourquoi je lui demande une telle action alors que je ne dispose pas de beaucoup de temps. Je vais bien être exigeant vis-à-vis de moi-même. Je vais aussi attendre que le collaborateur, ayant perçu le sens de son travail, s’engage pleinement. Je serai bien exigeant vis-à-vis de lui. Quant au collaborateur, ayant perçu le sens de son travail, touché par le temps que je lui ai consacré, il sera plus exigeant vis-à-vis de lui-même.
Si, à un équipier, je fixe un objectif ambitieux, je vais décomposer celui-ci en des objectifs intermédiaires qui soient des « défis possibles ». Je vais prendre le temps de voir comment les objectifs intermédiaires peuvent être juste au-dessus des capacités du collaborateur afin qu’il trouve l’état de « flow »...
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La filière des Services aux Environnements de Travail : 50 ans d'évolution structurante ! (2/2)
Yannick Annézo,, Président Fondateur de Panorama
Lundi 24 Mars 2025Les années 2020 marquent une rupture profonde dans la gestion des environnements de travail. Sous l’effet de la pandémie de COVID-19 et des nouvelles attentes organisationnelles, flexibilité, innovation technologique et durabilité deviennent prioritaires. Les environnements de travail deviennent des leviers stratégiques, influençant la marque employeur, la productivité et l’engagement des collaborateurs, tout en intégrant pleinement les objectifs de responsabilité sociétale (RSE). Ils incarnent une fonction clé : flexibles, digitalisés et alignés sur les valeurs organisationnelles, ils deviennent des moteurs de transformation, reflétant les ambitions et la résilience des entreprises modernes.
Le Directeur de l’Environnement de Travail (DET) prend une importance stratégique, souvent rattaché à la DRH. Son rôle dépasse la gestion technique : il orchestre des espaces et services alignés sur les valeurs de l’entreprise, contribuant à la satisfaction des collaborateurs et à la performance globale.
La digitalisation transforme ces espaces en smart buildings, où capteurs IoT et systèmes intégrés (IWMS, BIM, BOS) optimisent occupation, qualité de l’air et gestion énergétique. Ces technologies favorisent une maintenance prédictive et une gestion proactive, améliorant la durabilité et réduisant les coûts.
La pandémie a aussi mis en lumière l’importance de la santé mentale et de la sécurité sanitaire. Les entreprises investissent dans des espaces de relaxation, des protocoles renforcés ...
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La Filière des Services aux environnements de travail : 50 ans d'évolution structurante ! (1/2)
Yannick Annézo, Président Fondateur de Panorama
Lundi 17 Mars 2025Dans les années 1980, les services généraux, également appelés alors moyens généraux, se limitaient à une fonction support, axée sur la continuité opérationnelle et la réduction des coûts. Souvent perçus comme une variable d’ajustement au service des impératifs de production, ils s’articulaient autour de trois missions principales : la maintenance technique des infrastructures (éclairage, chauffage, climatisation), les services auxiliaires (propreté, sécurité, accueil) et l’optimisation budgétaire.
Les années 1990, marquent un tournant avec une transition progressive mais profonde vers l’externalisation. Sous la pression de contraintes budgétaires croissantes, les entreprises cherchent à réduire leurs coûts fixes en confiant des missions clés – propreté, accueil, maintenance technique (CVC), sécurité ou encore restauration – à des prestataires spécialisés. Ce choix leur permet de s’appuyer sur des experts tout en garantissant une qualité de service constante.
Alors que peu d’entreprises françaises l’adoptent, les filiales françaises de groupes étrangers introduisent les premiers modèles de FM importés des pratiques anglo- saxonnes. En France, on peut dater l’apparition du Facility management à 1996 avec la signature du contrat Elyo (aujourd’hui Engie) et IBM...
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La décarbonation de l'immobilier, une priorité, un impératif, une évidence !
Sandrine Legrand-Diez, Journaliste spécialisée
Lundi 10 Mars 2025L’Accord de Paris, signé en 2015, fixe des objectifs clairs pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels. L’immobilier professionnel doit s’y inscrire, car il représente en France près de 40 % de la consommation énergétique totale des bâtiments. Dans ce cadre, une transformation profonde du parc immobilier est nécessaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Ainsi qu’en témoigne le « Baromètre bas carbone dans l’immobilier 2024 » réalisé par Business Immo en partenariat avec le SIBCA, les investisseurs immobiliers ont clairement conscience que la réduction de leurs émissions carbone est cruciale dans l’effort que doit mener la France pour répondre à l’urgence climatique. Ce n’est plus une option, mais une obligation.
Oui, mais comment ? Les professionnels de la décarbonation s’appuient sur un constat simple : on ne peut pas optimiser ce que l’on ne mesure pas. Il est indispensable de calculer l’impact carbone des sites pour établir une trajectoire de décarbonation optimale... qui doit aussi être globale. Il ne s’agit plus de se limiter à la réduction énergétique.
Rechercher l’empreinte carbone la plus basse, c’est l’un des objectifs du promoteur WO2, pionnier dans le développement de la construction en bois massif CLT en France. Parmi ses dernières réalisations : le déjà iconique Arboretum. L’ancien site industriel est aujourd’hui le plus grand campus en bois au monde, ...
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