Chroniques - Facilities, site du Facility management Chroniques

  • #Bureaux : Quels espaces de travail pour demain ?

    Olivier Cros , Directeur Workplace Strategy de CBRE en France

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    Cette crise a agi comme un révélateur. En matière d’organisation du travail, elle a prouvé notre capacité à travailler différemment, et l’efficacité du télétravail. Nous assistons à une mutation sociétale vers de «new ways of working». La réflexion sur notre façon d’occuper les locaux et de les aménager en est le corollaire inéluctable.
    Plus que jamais, l’humain est au cœur des réflexions et la culture d’entreprise un levier clé pour accompagner l’implication et la motivation des équipes. Critère essentiel d’attractivité avant la crise, et témoins de cette culture d’entreprises, l’immobilier, les espaces et les modes de travail le seront plus encore après, incarnant la manière dont on vit l’entreprise.
    Un équilibre entre le bureau physique et le télétravail notamment doit permettre de conserver l’ADN de l’entreprise tout en fidélisant les collaborateurs et en maintenant le lien social. Pour cela, le bureau devra être un véritable lieu d’échanges, flexible et résilient.
    Le bureau, « place to meet » plutôt que « place to work » ? Plus que jamais lieu de «socialisation», le lieu de travail doit être repensé. On constate un effet de balancier entre la réduction des besoins en termes d’espaces de bureaux classiques compte-tenu du télétravail d’un côté, et l’augmentation des besoins liés aux enjeux sanitaires (distanciation) de l’autre.
    Couplé à la question des transports, cet enjeu vient remettre en cause le modèle d’un siège social unique, et plaide en faveur d’une multiplication et une dispersion des sites de plus petites surfaces.
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  • La Bio inspiration, prendre la nature comme modèle?

    Cyrille Schwartz, Dirigeant Corporate Garden

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    Nous sommes en proie à tant d’interrogations face à un monde qui semble se fracturer.
    Il s’agirait désormais de construire une société qui ne ponctionnerait pas les ressources naturelles et ne générerait pas des déchets polluants toujours plus nombreux... Serait-ce une utopie, une réalité de faible ampleur ou bien un avenir ré-enchanté pour le plus grand nombre ? Réponse à suivre…
    Une chose est sûre : le vivant est une source d'inspiration sans limite pour nos organisations, nos villes, nos habitats et nos espaces de vie. Des entreprises s’engagent et répondent aux nouveaux besoins d’une population en quête d’équilibre et de retour au vivant. Qui sont-elles ?
    Woodlight a développé un système de bioluminescence, applicable à tous types de végétaux, permettant aux plantes d’émettre leur propre lumière, et ce, sans aucune source lumineuse ou électrique, diminuant de même la pollution lumineuse.
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  • Faire de l’écologie le moteur de la relance économique

    Cécile Colonna d'Istria, Dirigeante et fondatrice de Produrable

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    Hier, les plus puissants PDG américains de la fameuse “Business Roundtable” se déclaraient pour un capitalisme en faveur des parties prenantes et non plus simplement des actionnaires, le FMI lançait des appels répétés à une mondialisation plus juste, et les leaders mondiaux parlaient régulièrement de «capitalisme inclusif».
    Aujourd’hui, tandis que L’EUROPE valide un plan de 750 milliards d’euros pour relancer l’économie, Emmanuel Macron déclare : «Le monde d'après sera résolument écologique. Je m'y engage. Nous le bâtirons ensemble. Nous avons une opportunité historique de reconstruire notre économie et notre société sur de nouvelles bases, de nous réinventer, d’investir dans un avenir décarboné».
    L’écologie, la protection de l’environnement, de l’homme et de la nature est devenue en quelques mois, (les scrutins l’ont montré) la priorité numéro 1 en France, et en Europe.
    Véritable électrochoc, la crise sanitaire mondiale remet tout en question : nos modes d’organisation sociale et politique, le rôle des États, notre relation au travail, aux autres, à la consommation, à la planète, au vivant.
    Selon un sondage ViaVoice réalisé en mars 2020,
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  • La pandémie nous rappelle la raison d’être des entreprises

    Michel Albouy , Professeur émérite de finance, Grenoble École Management

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    Rappelons-nous, c’était en mai 2019 dans ce que l’on appelle « le monde d’avant ». Avant la crise sanitaire liée au Covid-19. Le 22 mai 2019, la loi Pacte relative à la croissance et à la transformation des entreprises était présentée par le gouvernement. Ses objectifs principaux étaient de « faire grandir les entreprises » mais surtout de repenser la place des entreprises dans la société.
    C’est ainsi que la définition de l’objet social de l’entreprise a été modifié dans le Code civil pour offrir la possibilité aux entreprises volontaires de se doter d’une raison d’être. Les entreprises sont invitées à ajouter un sens à leur activité industrielle et commerciale – comme si répondre aux besoins de leurs clients et les satisfaire tout en anticipant les tendances de consommation n’était déjà pas un défi suffisant dans une économie mondialisée et concurrentielle et n’avait pas suffisamment de sens.
    Aujourd’hui, la crise sanitaire et économique liée au Covid-19 nous rappelle avec une très grande violence que les entreprises ne sont pas des organisations insubmersibles et qu’elles doivent constamment s’adapter pour faire face à leur environnement.
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  • Non, l’agilité ne s’industrialise pas !

    Gilles Dedieu , Coach agile chez Scalian

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    Nous sommes dans l’ère de l’«agile». Longtemps associée aux startups et petites structures, l’agilité se répand dans les sociétés de plus grande taille. Les industries, les grands groupes bancaires, les administrations se sentent tenues de devenir «agiles». Face à l’impériosité d’évoluer avec la transition digitale et un management en quête de sens, l’agilité est employée à toutes les sauces. Pour le meilleur comme pour le nettement moins bon.
    L’agilité, c’est un état d’esprit, une posture qui favorise principalement la prise en compte du changement, inhérent à notre époque (le monde change de plus en plus vite), ainsi que l’amélioration continue personnelle et de l’équipe. Le changement est alors perçu comme une chance de faire le bon produit ou rendre le bon service, et non pas comme un problème. Mais l’agilité n’est pas la solution à tout. L’agilité n’est pas un but en soi, c'est un moyen d’améliorer le fonctionnement d’une équipe pour commencer, voire d’une organisation dans un deuxième temps. Il est facile de laisser croire que l’on peut industrialiser la mise en œuvre de l’agilité aux moyens de «patterns».
    C’est oublier que les collaborateurs sont des humains tous différents et non pas des «ressources» interchangeables.
    C’est oublier que l’agilité n’est pas une méthode mais bien un état d’esprit.
    C’est oublier que l’élément «atomique» du dispositif est bel et bien l’équipe
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