Chroniques - Facilities, site du Facility management Chroniques

  • Génération Z, une jeunesse en rupture avec les modèles professionnels traditionnels

    Odile Duchenne, Directrice Générale d’Actineo

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    Depuis 20 ans, tous les 2 ans, l’Ameublement français publie le Baromètre Actineo, seul baromètre récurrent sur la QVT mené auprès d’un échantillon représentatif de 1.500 actifs travaillant principalement au bureau.  La 11e édition, publiée en mars 2025, a mis en lumière une Génération Z qui  bouscule les codes établis.

     

    Près d’un Gen Z sur deux (44 %) estime que son emploi nuit à sa santé physique, et plus de la moitié (53 %) déclarent en ressentir les effets négatifs sur leur santé mentale.

    Ce malaise va de pair avec un désengagement préoccupant : 67 % des jeunes interrogés reconnaissent « faire le minimum » au travail, contre 43 % en moyenne. Cette attitude s’explique à la fois par la volonté de préserver leur équilibre de vie personnelle et par une perte de motivation : 54 % déclarent s’ennuyer régulièrement au travail, contre 32 % chez les autres générations.

    Dans ce contexte, la flexibilité devient essentielle. Le télétravail s’impose comme un facteur clé, à tel point que 64 % des membres de la Gen Z se disent prêts à quitter leur entreprise si cette possibilité leur était retirée.

    Mais au-delà du lieu de travail, c’est toute la relation à la sphère professionnelle qui évolue. La volonté de disposer de temps pour soi prend une place centrale : 33 % des Gen Z préféreraient passer à la semaine de quatre jours, même avec une baisse de salaire, et autant aimeraient pouvoir choisir librement leurs jours de présence sur site et à distance.

    Dans ce nouveau paysage, l’environnement de travail doit encore et toujours se réinventer pour devenir un véritable levier de motivation, de bien-être et d’attractivité...

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  • L'engagement RSE ne s'arrête pas aux portes de l'entreprise

    Emmanuel Poidevin, Fondateur et Directeur général d’Aproval

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    Aujourd’hui, nombres d’entreprises ont implémenté une politique RSE (Respon-sabilité Sociétale et Environnementale). Mais cet engagement ne s’arrête pas aux murs des organisations. D’après Bpifrance, 8 fournisseurs sur 10 sont désormais sollicités sur leurs pratiques sociales et environnementales. Car le niveau d’engagement RSE des fournisseurs impacte la stratégie de sourcing et l’empreinte environnementale des produits de l’entreprise.

    Pourtant d’après l’étude d’Altares, seulement 39 % des entreprises évaluent leurs fournisseurs sur le plan de la RSE. Le principal obstacle est le manque de standardisation et de leadership en matière de données : comment collecter et surtout quelles données collecter.

    Aujourd’hui la notation ESG (environnement, social et gouvernance) est le standard international d’évaluation de la performance durable des entreprises. Ces 3 piliers structurent l’ensemble des exigences de reporting et de conformité comme l’exige le directive CSRD. L’environnement avec l’empreinte carbone, la consommation d’énergie, la gestion des déchets, ou encore l’utilisation des ressources naturelles. L’aspect social notamment avec les conditions de travail, les droits de l’homme, la contribution aux communautés locales... et enfin la gouvernance, avec les pratiques de gestion, la transparence et l’éthique des affaires.

    Chaque secteur doit adapter ses actions aux spécificités de sa chaîne de valeur. Parfois l’enjeu sera plus l’aspect social qu’environnemental et vice-versa. L’enjeu aujourd’hui est d’avoir accès à ces informations et de les agréger facilement. Cela peut être long et coûteux...

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  • Maintenance multitechnique : et si nous rêvions un peu ?

    Pascal Jean, Président Mutek Conseils et Expert exploitation-maintenance

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    Crise de l’immobilier tertiaire, dérèglement climatique, impératif d’adaptation, hausse des prix des éléments de construction : la maintenance multitechnique ne pourrait-elle pas profiter de cet environnement contraint pour changer de dimension ?

    La maintenance est surtout un métier de main d’œuvre. Toute perte de temps imprévue sur une intervention se retrouve dans le prix de vente, dans les taux horaires ou sous forme d’aléas. À l’inverse, prévoir et savoir sont les meilleures façons de réduire les coûts d’exploitation.

    S’agissant de prévoir, il existe bien des systèmes de gestion de la maintenance assistée par ordinateur (GMAO) : plateformes centrales pour planifier, exécuter et suivre les interventions. Ces outils, généralement en SaaS, offrent une visibilité en temps réel sur l’état de santé des équipements, l’historique des opérations, les travaux de maintenance réalisés et le niveau des stocks. Ces GMAO font presque toujours partie des outils que le mainteneur multitechnique s’engage à déployer. Mais combien d’entre elles sont peu ou mal utilisées, quand elles n’ont, pour certaines, jamais été sorties de leurs boîtes ?

    S’agissant de savoir, l’utilisation croissante des objets connectés (IoT) permettrait une surveillance continue et précise des installations. Les données collectées par ces dispositifs, combinées à des algorithmes d’apprentissage automatique (machine learning), faciliteraient des analyses approfondies et des diagnostics précis. Le technicien d’intervention saurait, avant de se déplacer sur site, quoi faire, avec quels outils et quelles pièces de rechange...

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  • Et si le papier était un jour… interdit ?

    Pierre Fuzeau, Coprésident et cofondateur du groupe Serda Archimag

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    Se pourrait-il que nous nous retrouvions un jour au pied du mur, confrontés à l’obligation impérative de voir disparaître l’usage du papier ? Au point que le support papier pour l’information devienne "interdit" au bénéfice du support numérique ?

    Loin de nous l’idée d’annoncer une quelconque prophétie catastrophique. Mais c’est un fait : le cycle de vie de la production, de l’usage, du stockage et du recyclage du papier est plus émissif en GES que le numérique. Pour preuve, selon le référentiel des 21 indicateurs de la dématérialisation responsable, une lettre recommandée papier émet en valeur basse 35 grammes en équivalent CO2 (gCO2eq), contre 12 pour son homologue électronique.

    Néanmoins, le véritable coût écologique du numérique est loin d'être anodin. Il y a tout d'abord le coût énergétique lié à la chaîne de fabrication, de distribution et de gestion de la fin de vie des appareils qui permettent l'affichage (écrans d'ordinateur, tablettes et smartphones). Il faut également tenir compte de l'électricité consommée pour le stockage des données dans des mégas centres (data center) et l'utilisation des périphériques d'affichage. En plus de la consommation en électricité qui ne cesse d’augmenter au fil des années, la fabrication des appareils numériques requiert des matériaux difficilement recyclables comme des métaux rares ou des plastiques (l'extraction des métaux rares est particulièrement polluante).

    Il faut par ailleurs prendre conscience que le support de l’information physique ne sera pas remplacé par les données numériques automatiquement. Il restera donc cumulatif, avec pour conséquence le maintien des moyens de production...

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  • Vous n'achetez pas des boulons

    Bénédicte Joubert, DG déléguée Samsic FM et Administratrice du Sypemi

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    Derrière ce titre au parfum volontairement provocateur, le constat un peu amer par les professionnels du Facility Management (FM) de quelques pratiques achats encore en décalage avec la réalité économique et sociale du secteur, et d’une grande disparité des pratiques en matière de mise en place de contrats de FM.

    Se saisissant du sujet, le SYPEMI (Syndicat professionnel des prestataires des activités multitechniques, multiservices et FM immobilier) présente aujourd’hui un « Guide des Achats Responsables » sur les meilleures conditions de réalisation d’un contrat FM.

    Construit à partir de 10 cas d’usage (phase de due diligence, durée des contrats, révision des prix, revalorisation économique, plafond d’assurance, résiliation des marchés...) il propose un cadre concret résolument engagé vers les clients du FM, porteur de transparence, d’équilibre et de valeur ajoutée.

    Vertueux, pour alerter et guider les utilisateurs, leurs fonctions juridiques et leurs fonctions achats en esquissant des axes pour une démarche achat équilibrée, apte à prendre en compte les réalités économiques du FM.

    Durable, en inscrivant les relations dans le temps, par un dialogue ouvert et sincère, capable d’offrir les leviers d’investissement et de mobilisation de nos entreprises respectives.

    Responsable, puisqu’au bout du compte, les bénéficiaires directs des services fournis auront la garantie que les adhérents du SYPEMI tiendront les engagements définis (sociaux, écologiques...) au fil de leurs contrats.

    Il est par ailleurs important de souligner que les principes de ce guide s’appuient sur les recommandations de l’OID (Observatoire pour un Immobilier Durable...

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